Clip Bob Sinclar

Comtesse Léa m’avait parlé d’un tournage auquel elle était très heureuse de participer. Il s’agissait d’un clip au sujet d’un DJ nommé Bob Sinclar dans une thématique pin-up burlesque. Moi je n’étais pas vraiment emballée, je ne connaissais du personnage qu’une publicité affreusement sexiste sur laquelle il posait et ça ne m’avait pas donné envie d’en savoir plus; mais si je n’aime toujours pas sa musique je suis obligée de reconnaître que l’être humain derrière m’a paru très sympathique.

Léa donc m’a placée sur le tournage parmi les figurantes burlesques. Mon job était d’être là, d’être jolie et d’avoir l’air de m’amuser de 23h à 5h du matin au Queen, sur les Champs-Elysées. Et devinez la meilleure: c’est dans ce contexte que s’est déroulé mon premier et, selon toute probabilité, dernier passage dans une boîte de nuit.

La soirée a bien commencé; je suis arrivée sur les lieux en même temps que Léa, munie de lingerie Kiss Me Deadly et du harnais de sequins brillants que m’avait prêté MademoiselleCherie. Je me suis rapidement maquillée et coiffée pour coller au thème, j’ai mis une photo sur Instagram, j’ai rapidement fait connaissance avec les autres figurantes (adorables), on a demandé à l’une d’elles de nous prendre en photo, une tête de barbu s’est trouvée devant moi me sortant de mes pensées, j’ai dit « Bonjour » en me disant que c’était quelqu’un de l’équipe (je suis à la fois myope, pas physionomiste et vraiment dans la lune sur certains sujets), puis quelqu’un m’a signalé que c’était Bob Sinclar qui venait de me faire la bise. Des fois des choses arrivent.

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C’est à l’arrivée du public que les choses ont commencé à se complexifier. On avait toutes plus ou moins compris que, soit la boîte serait privatisée pour le tournage, soit on aurait un espace à nous où nous bougerions, séparées du reste du monde (enfin des gens qui n’étaient pas là pour travailler). Et pas du tout. Il était, du coup, heureux qu’on s’entende toutes bien, parce qu’il y a réellement eu des moments où on a eu besoin les unes des autres pour rester en vie et en bonne santé au milieu de cette marée humaine éméchée.

Cela dit nous avons tenu vaillamment l’entièreté de la soirée, avant de rentrer chez moi pour le steak haché de huit heures du matin.

Oui.