Balade sur Lille

Il y a quelques jours, en visitant de futurs locaux potentiels pour une potentielle future boutique, je tombais amoureuse d’une petite ruelle à côté de l’un d’eux, actuellement une boutique où l’on loue des vélos électriques. Mais vraiment amoureuse. La petite rue pavée, les arches de pierre au-dessus, les jolis murs de brique. Miam. Rien d’étonnant avec un tel tableau que j’aie appelé Sylvain pour un petit shooting sauvage avec une tenue improvisée de derrière les fagots, et ma foi j’en ai retiré un bon souvenir, avec son lot de passants, de camionneurs, de tout ce qui fait le charme d’une séance photo dans un lieu public:

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On a aussi une série avec un scooter électrique gentiment prêté par le monsieur de la boutique, du reste, mais je sens déjà venir les « Ca aurait été mieux avec une vraie moto » des connaisseurs. J’en conviens, mais ça n’était pas prévu. Grosso modo, je suis entrée dans la boutique et j’ai dit « S’il vous plaît, on fait des photos dehors, je peux monter sur la moto? » devant un Sylvain blasé…

Quoi qu’il en soit, à très vite!

Bodypainting

Bon, eh bien aujourd’hui, j’étais modèle pour ACTE. L’école de maquillage, oui. J’aurai appris que leurs élèves doivent trouver eux-même leurs modèles, et que rester une journée à se laisser peindre sans bouger, c’est long. En fait, je passais principalement mon temps à regarder les bodypaintings des autres élèves que la « mienne ». J’ai particulièrement retenu un squelette habillé d’un corset, que j’ai trouvé drôle et sexy, avec un petit air de la mariée des Noces funèbres, et une femme-naïade au corps parsemé de bulles d’eau.

Ma make-up artist en herbe, à moi, Alice de son petit nom, était partie sur une inspiration plus ethnique. Bon, ce n’est pas ma tasse de thé à la base, mais maintenant je peux dire que j’ai été modèle de bodypainting. J’ai toujours un peu regretté de n’avoir pas été le modèle de secours de Sophie Fauquet au salon de la photo, mais bon, sa modèle avait fini par répondre présente, et moi j’ai pu porter un corset.

Le résultat:

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Souvenir amusant, lorsque l’une des modèles a fait un malaise, les consignes de la professeure qui encadrait tout ça: « Faites marcher vos modèles, donnez leur de l’eau! » Je me suis sentie très équine…

Bougies et vidéo

Et voilà, je rentre de tournage. Letuba m’avait contactée pour une courte séance de nu très soft, ma foi j’avais envie de sortir et ce qu’il me décrivait me plaisait visuellement, j’ai dit oui. Guillaume et Anatole ayant gentiment proposé de m’accompagner, tout cela a finalement débuté comme un banal après-midi entre vieux potes de lycée. J’ai appris ce jour-là qu’il y avait un studio municipal à deux pas de chez moi, une info utile, tiens. Ma ville regorge de ressources inexploitées.

Les bougies ayant malencontreusement fondu sur la moquette dudit studio, on n’a pas eu le temps de faire de photos, juste la vidéo (que j’attends de recevoir d’ailleurs), mais je vous tire tout de même ce petit souvenir shooté à l’Iphone par Anatole:

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A bientôt!

Dentelles et acier

Ce « middle-week », c’était la course. Principalement à cause de ma propre tendance à être stressée des horaires, puisque je suis arrivée à Paris avec une demi-heure d’avance et chargée comme un mulet, mais pas que.

Je suis donc arrivée dans la merveilleuse boutique de Volute Corsets que tout le monde ici doit commencer à bien connaître, mais cette fois-ci, ce n’était pas en tant que modèle. Non, ce jour-là, j’étais une cliente comme les autres, toute rougissante de s’apprêter à dévoiler à Caroline ses rêves de princesse, et à quoi elle aimerait que ressemble sa robe de mariée.

Ma robe de mariée. Oui oui oui. Et ce sera aussi ma toute première création Volute. Vous vous en doutez, j’ai passé toute la semaine excitée comme une puce. Je vais sembler particulièrement frivole sur ce coup-là mais je suis heu-reuse!

J’avais parlé de tout ça à Caro mi octobre déjà, le jour où j’ai découvert sa boutique en fait, et l’idée de s’inspirer d’une illustration de Victoria Frances l’avait enthousiasmée. Elle m’a donc accueillie avec son sourire toujours aussi chaleureux, et nous avons commencé à en parler, moi avançant des idées, Caroline me guidant, suggérant d’autres idées, me montrant des patrons… Et à la fin ça a donné ça:

J’essaie la toile du corset le 21 juin, et j’en profiterai pour amener chéri de qui on n’a pas encore pris les mesures. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’ai hâte.

Et puis du jeudi, hier donc, il y avait cette séance. J’avais contacté Amit parce que son univers me plaisait beaucoup, et il s’était avéré que nous partagions un fort goût pour les illustrations de Luis Royo. Le thème de la séance était donné, ce qui m’a donc amenée à arriver avec l’un des katanas du colloc, mon athame, l’une de nos bagues-armures, et je ne sais plus trop quels autres objets tranchants. Parce que notre appart’, c’est une armurerie. Bref, donc ça, de la lingerie, quelques vêtements faits main, ça a donné une séance vraiment agréable, de très jolies images pour ce que j’en ai vu, et l’envie de rebosser ensemble.

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A très vite!

Les Fééries

Jolie surprise ce matin en ouvrant ma boîte mail: un mail de Caro, la très merveilleuse créatrice de Volute Corsets, me parlant des Fééries, un « festival geek » rassemblant différents imaginaires qui se déroulera à Orléans les 22 et 23 mai. Vous pouvez d’ailleurs aller voir tous les détails sur l’événement sur leur blog.

Malheureusement, je ne pourrai pas être de la partie, cependant je vous conseille franchement d’y aller si vous le pouvez. D’abord parce qu’apparemment vu ce que j’en lis et entends, et vu la liste des différents exposants, ce sera vraiment suuuuuuuper bien, et ensuite parce qu’ils sont gentils avec moi: sur l’une des affiches, on trouve une création Volute Corsets shootée par Julien Rico, avec moi dedans. Miaou.

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Merci Caro!!

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Caro est merveilleuse.

« Allô, Nen? C’est quand tes vacances? Tu es libre tel jour? Bon, super, je vais supplier Caro de nous prêter du steampunk et on va shooter. »

C’est à peu près comme ça qu’a débuté l’organisation de cette dernière séance… Comme toute séance réussie, la part belle était faite à l’imprévu, et de l’imprévu, il y en a eu une jolie dose.

Pour commencer, la veille du shoot, on ne savait pas encore si l’on aurait un assistant lumières. C’est finalement la très gentille Karen qui s’est dévouée pour servir de maquilleuse et de trépied humain, suivie à son départ de Jérémy. Merci à eux deux.

Premier objectif arrivée en gare du nord: la très merveilleuse petite boutique de Volute Corsets, où nous devions récupérer deux robes et deux corsets. Le choc: le rideau était fermé. Un simple retard dû aux grèves de RER, mais il n’empêche qu’au moment où Caro m’a fait part de sa présence d’une tape sur les fesses, j’étais à deux doigts d’appeler une amie pour savoir comment la contacter, où elle habitait, etc.

Puis direction le parc de Sceaux, où nous arrivâmes chargés comme des mulets et affamés. Un long moment à profiter d’un très beau panorama pour une série très féérique… Le soir, l’appel du studio se faisait assez fort pour que nous puissions résister à celui du sommeil… Du moins un moment, puisque Nenmacil a réussi à obtenir une photo de moi endormie que vous verrez bientôt. Mais je dors vraiment sur la photo. J’en profite pour vous montrer une photo où on ne voit de moi que mes genoux et mes bras, mais que j’adore:

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Le lendemain, lever aux aurores et course en direction du parc de Bagatelle dans le bois de Boulogne (on va finir par se dire que j’affectionne particulièrement cette forêt, je vais devoir faire attention à ma réputation, moi.) Bien sûr, comme c’était ensuite que nous devions retrouver une autre modèle, ça n’a pas loupé: il y a eu les constants retards inhérents à une séance en pleine air (« On vient de croiser Castaldi, on arrive »), les passants curieux (ci dessous une photo d’une petite fille qui s’est précipitée vers nous au parc de Bagatelle pour avoir elle aussi sa part de gloire.)

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Pour finir, sur ces deux jours de shooting, la partie steampunk était minoritaire. En effet, ne supportant pas la vue de deux jeunes nymphettes en corset dans ses escaliers, un autochtone s’est débrouillé pour nous faire virer de notre lieu de shoot consacré. Zut.

Qu’à cela ne tienne, nous avions déjà de jolies choses « in ze box », autant de ces tenues que de la très belle robe rouge shootée la veille au parc de Sceaux. C’est donc épuisés mais heureux que nous avons rendu ses tenues à Caroline le soir (Encore merci, c’était adorable) … Avant d’enchaîner, Nen, Jérémy et moi, sur la Taverne médiévale, histoire de faire bonne mesure.

Bonne nuit!

Plus jamais ça.

Je suis rentrée morte, courbaturée, démolie, HS, mais c’est entièrement ma faute. Je viens de passer une petite semaine de boulot à Paris, et quand je dis de boulot, c’est vraiment exclusivement de boulot.

Dans le désordre: shoot mode en groupe de corsets Volute au CandyLab avec Susie Garter et Laura -Syldrah de son nouveau joli pseudo-, avec au programme poses miss France, fraises et lightpainting, puis dans la foulée, un shoot chez Joseph de Beauties Studio dont je vous livre une petite preview:

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Un personnage impressionnant, très exigeant, mais vraiment très gentil, Joseph. J’ai hâte de rebosser avec lui.

Puis une visite chez Volute, un shoot avec François aka Bellavista dans une inspiration très harem, un mini-lightpainting à l’arrachée chez Nenmacil qui a eu la gentillesse de me faire des ailes de Phénix (Je lui dois un mars, d’ailleurs)…

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, une soirée aux caves Saint-Sabin qui aura été l’occasion de découvrir cette foutue taverne médiévale dont on me rebattait les oreilles depuis si longtemps, de revoir de très vieux amis et de rencontrer de nouvelles personnes, mais aussi de me rendre compte que l’inconvénient majeur du métro parisien pour une fille qui porte une robe fendue jusqu’en haut des cuisses, c’est qu’il y a du vent:

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(ici avec Marine, merci à Crom pour la photo)

Tir groupé

J’ai eu l’occasion récemment de poser pour tout un club photo. Ca m’a permis de payer mes billets de train, et puis c’était une expérience tout à fait sympathique; il faut dire que je suis tombée sur des gens gentils. Dont Emmanuel Leboeuf, qui m’a fait ces clichés que j’aime beaucoup:

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Ma première FIP

… C’était le même jour que la seconde dédicace au Furet du Nord de la Flander’s Company. Il était donc virtuellement illogique de penser m’y voir. D’autant que Paris, c’est loin, c’est cher, et qu’en plus, je ne possède aucun vêtement de latex. Alors bien sûr, il y a eu Ashke qui m’a proposé de me prêter du latex pour l’occasion, MademoiselleCherie qui performait, mais ce qui m’a finalement décidée, ce fut… Fred. Fred aka Hippolyte Kurtzmann dans la Flander’s, aka… Sadoman! Plus précisément la perspective de lui demander en passant devant lui « Au fait Fred, tu penses aller à la Fetish in Paris ce soir? Parce que j’y vais… »
Pour la petite histoire, Simon (aka Armand Trueman, aka mon papa aussi^^) nous a tous surpris en nous donnant son avis sur la FIP. Je crois que ce type a fait toutes les soirées parisiennes…

Bref, après avoir bu un verre avec la fine équipe, je quitte Ju à la porte de mon TGV, rejoins Jordan chez lui alors que le reste de la troupe de filles en latex est déjà parti, on se change et c’est le départ. J’avais finalement « fait avec » niveau dress code, me disant qu’un corset en cuir avec une minijupe et de très hauts talons me feraient passer les cerbères. Ca a marché.

Elles étaient toutes là pour m’accueillir, Cécile, Sofia, Clem. Voir Alex en latex est une expérience très perturbante pour moi, attendu que nous avons passé notre BAC ensemble dans un lycée privé catholique. Je suppose que c’est de là que sortent les pires, comme le dit la rumeur… Enfin bref, il semblerait que pour une raison qui m’échappe selon ses termes « elle se soit dit que si je pouvais être modèle, pourquoi pas elle », et un étrange hasard l’a fait frapper à la porte du CandyLab, où j’ai vraiment fait mes débuts. Et puis Marie-Anne, une fois changée après le show, nous a rejointes, toute pétillante de joie. En voilà une qui était dans son élément^^

Eh bien en tout cas la FIP c’était bien, c’était chaud, c’était crevant. Je garde un souvenir impérissable d’un pogo avec Ashke sur le Moskau de Rammstein, où j’ai pour ainsi dire perdu le contrôle de mon corps. Je ne savais pas que je pouvais bouger comme ça sur talons. On m’a demandé d’en ramener une définition de « soirée fetish », d’ailleurs, je dirais: une soirée normale, sauf que les gens portent des fringues en latex et sont susceptibles de s’envoyer en l’air au coin câlins prévu à cet effet.

Petite photo souvenir prise par Her-V (encore merci^^):

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Oh, oui, j’avais oublié de le préciser: après ma performance à la dédicace, toute l’équipe a jugé bon de me signer… Les bras. J’ai beaucoup aimé voir la tête des gens lorsqu’ils arrivaient au « gros bisous » de Pierrick qui ne cadrait paaaas du tout avec l’esprit du truc^^

Bon, en tout cas, je peux dire que j’y étais. Peut-être à une prochaine fois, quand j’aurai « mon » latex? :)

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Je suis un meuble avec des seins.

Mardi matin, gare de Paris Nord. Une brunette avec un sac à main empli de lingerie mignonne saute d’un train à un métro, se dirige vers le Louvre, galère une bonne heure pour trouver un pu**** de manège avec des chevaux de bois avant de se rendre compte que le « carrousel », c’est une partie du Louvre. Fail.

J’étais donc à Paris pour une séance photo le soir avec Anctimos et MademoiselleCherie qui avait besoin d’une soubrette à martyriser, d’où le tablier cousu avec amour que vous avez vu sur Krysta dans l’épisode précédent. Quitte à passer, j’en ai profité pour passer le reste de la journée avec Vanta que je ne vois pas assez souvent, et qui étudie l’histoire de l’art, d’où le Louvre. Vous voyez il y a une logique. J’ai bien ri d’ailleurs en voyant qu’elle habitait juste en face de l’hôtel où Alain nous avait conviés à un séminaire et où Marie-Anne justement et moi avions fait un peu connaissance en nourrissant les moineaux au Savane quand nous ressentions le besoin de faire nos critiques sans embêter les autres. Une bonne journée.

Et le soir, j’arrive à l’adresse indiquée, appelle pour signaler ma présence, la porte s’ouvre et un témoin de Jéhovah me fait face. Ah, non, juste un photographe fetish… Je me fais toujours une idée fausse des gens sur leur nom et leurs photos. Là par exemple, j’avais imaginé un mec bien sur lui, costard ou au moins chemise et cheveux courts, et je suis tombée sur un metalleux aux cheveux longs. Somme toute je crois que mon mec classe en costard cravate n’était qu’une matérialisation dans mon esprit de mon intimidation par rapport à l’honneur de bosser avec Julien Reynaud compte tenu de mon peu d’expérience.

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Une fois passée entre les mains de Valérie, la très gentille make-up artist, j’endosse mon tablier et ma petite coiffe et vais docilement me faire abuser sexuellement par Marie-Anne sur le canapé. Heureusement ceci dit que c’était bien des photos et pas une vidéo qu’on faisait, parce qu’entre les « -Fais ce que tu faisais devant le miroir tout à l’heure, c’était mignon. -Ho, je me caressais je crois », « Est-ce que tu peux me l’enfoncer un peu entre les cuisses? », le merveilleux « Mais le trip bouffe-sexe-bouffe-sexe, c’est un peu has-been quand même » de Julien repris par Marie-Anne repris par moi-même à un prof, et autres éclats de rire à l’impact, je crois que mon rôle de gentille petite soubrette pure et innocente aurait volé en éclats.

Julien a même eu la gentillesse de m’intégrer à la série suivante, à la cave: un after de rockeuses à la cocaïne. Je vous poste un petit aperçu de tout ça dès que possible.

Paris, France | "L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité." Oscar Wilde