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Les fées des Ardennes

Ce matin, départ à huit heures de Lille avec pour destination le fin fond de la Wallonie. Rendez-vous était donné avec Walter Barthélémi pour une journée de shooting en pleine nature. Sur le trajet, Sirithil est contente. Sirithil regarde le paysage. Sirithil prend des photos. Sirithil en oublie de terminer sa nuit.

La journée passe rapidement, entre la trempette dans un étang, l’ascension de mont… de collines escarpées, les poses sur des pitons rocheux et sous un petit pont en pierres qui à lui seul justifiait le déplacement. Un petit pont en pierres de taille, ancien, tout mignon, presque féérique, sous lequel passait un ruisseau au fond de galets. Je crois bien que j’ai parlé de ce pont toute la journée. Je suis amoureuse. Pendant la baignade, une branche cède sous le poids d’un curieux, quelques barques gravitent autour de nous, mais aucun ennui ne survient. Il nous faut attendre le départ de quelques touristes au pied des roches, qu’à cela ne tienne, nous trouvons d’autres lieux en surplus. Je réalise soudain que mon portable capte des réseaux belges et non français, et là, prise de conscience: ceci est mon premier shoot à l’étranger! Bon, certes, la Belgique, c’est presque moins étranger que Paris, mais quand même: Sirithil, modèle internationale, ça claque. D’autant que je ne compte pas m’en tenir là.

A nouveau, sous la lumière changeante et les ombrages, le reflet de lune se fait nymphe, dryade, ondine, sirène et sylphe, s’enflamme au coucher du soleil et échappe au regard des passants avant de redevenir jeune fille enthousiasmée par la balade. Parce que c’est ça aussi poser: se transformer devant l’objectif, faire vivre l’image qu’on essaie de créer. Bon, dans mon cas c’est aussi rassurer mon chauffeur et le photographe tout en allant poser sur LE bout de rocher isolé sur lequel je n’ai même pas un mètre de latitude et duquel on voit bien les quelques centaines de mètres du fond, je l’admets.

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Promis, je vous poste bientôt la suite.

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Le parking de l’horreur

Non non ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous relater une horrible séance affreusement désagréable… Elle ne l’était pas. Je trouvais juste que ce titre sonnait très « mauvais film d’horreur américain », ça me faisait rire.

Donc le parking. La raison pour laquelle je m’étais levée aux aurores mercredi. Parce que les gens normaux ne vont PAS faire leurs courses à neuf heures les mercredi matin, ce serait une aberration de la nature humaine. Et que donc, c’était la seule heure où on pourrait faire nos photos un peu tranquilles.

J’avais pris contact avec Phil Astori d’une façon très bête, au final: il avait repéré mon avatar sur Facebook, une photo prise par François, et peu après il me proposait une séance. Me promener en lingerie, dans un parking, prête à me dissimuler sous un imper à tout moment, évitant les passants, la sécurité, les voitures, calculant les angles morts des caméras de surveillance, et tout ça sur quinze centimètres de talons? J’ai dit oui. Vous en auriez douté?

Et finalement malgré la mauvaise lumière (pas de flash, encore moins de pied pour éviter d’attirer l’attention), je suis contente du résultat. Je le trouve urbain, décalé et sexy. Exemples que je viens de recevoir par la poste:

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7h-19H

Oui aujourd’hui je titre avec un créneau horaire. C’est le temps que j’ai passé à Paris aujourd’hui. Inutile de vous dire que la première chose que j’ai faite en rentrant c’est m’écrouler. Mais ça valait le coup, je vous raconte:

Je me lève donc à l’aube et file vers la gare armée de mon fameux sac extensible, chargé pour deux shoots: le premier tôt le matin dans un centre commercial avec Phil Astori, le second en banlieue dans un salon vintage.

Le thème du second shoot c’est parti d’un délire, né dans les méandres de mon esprit torturé. A la base on voulait shooter du latex dans un lieu désaffecté. Mais bah, on avait pas de latex. Missrouge aka Julie m’avait montré la robe de mariée qu’elle avait portée pour un shoot en tant que modèle, et j’ai directement eu en tête l’image de cette même robe remontée devant, avec bas résilles, longs gants, voilette de catin, sur une danseuse de cabaret-vampire. Bien sûr on n’a pas eu la scène de cabaret de mes rêves, mais j’aime.

J’ai hâte d’avoir réuni de quoi me payer cette robe Anatomic Bomb sur laquelle je fantasme pour qu’on en revienne à notre projet premier, mais je m’égare. Enfin j’ai la permission de vous montrer cette preview regardez:

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J’ai découvert aujourd’hui que lorsque j’incarne une danseuse, si vous avez le malheur de mettre une petite musique d’ambiance pendant que vous prenez les photos, eh bien en posant je… danse. Ben oui. Je suis vraiment impossible à vivre…

Maintenant je vais laisser Julie bosser en paix et attendre sagement les clichés du parking en écoutant la BO de Moulin Rouge que l’on vient de me faire découvrir.

Bonne nuit!

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Mon premier

Mon petit événement qui-donne-le-sourire de la journée: un dessin me représentant, réalisé par Braz. Il a été réalisé d’après l’une des photos prises avec Amit lors de notre séance inspirée de Luis Royo.

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Eh bien moi ça me fait très plaisir. C’est le premier à me dessiner, et c’est super gratifiant. Miaw.

Shoot avec Angéline Bésigot

Après avoir dû régler tout un tas de problèmes logistiques tels que le lieu, la tenue, re-la tenue, re-le lieu, la maquilleuse, encore une fois la tenue, on avait finalement réussi à se retrouver au parc Monceau avec Julien Pauquet, maquilleur, et en possession d’une très très belle robe Délice Corsets. Celle que porte la très très belle Seffana sur ce très très beau cliché de Nath-Sakura, tenez:

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Au passage, je suis fan de cette fille, de cette photographe, de cette robe. Ceci dit, nous, on l’a plutôt shootée dans un esprit poupée vintage.

Petite déception: j’avais acheté chaussures et voilette exprès pour ce shoot, mais n’ai vraiment pas été au mieux de ma forme sur ce shoot. J’ai réussi allez savoir comment à me planter dans la paume la dague destinée au shoot du soir avec Joseph, et c’est là qu’on s’est rendu compte qu’en ce moment, je ne suis pas fatiguée, ho non: juste anémique. Pas facile de donner le meilleur quand on a des vertiges, nausées et frissons…

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Je compte bien me rattraper en acquérant la jumelle de cette tenue dès que j’aurai de l’argent.

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Les corsets, Caro, la vie.

Mercredi j’essayais la toile de mon futur serre-taille inspiration Favole chez Caroline. Il semblerait que j’aie encore innové dans la série « les impressions de ses clientes » avec un « Je me sens plus légère en corset » inédit. Ben oui, moi quand je porte un serre-taille Volute, j’ai envie de sauter partout, de bondir, de danser, de virevolter, de… bref. Vous aurez compris à quel point je suis satisfaite. Je n’ai presque pas remarqué qu’elle serrait ma taille avant de me retrouver face au miroir tellement le sur mesure c’est trop un must.

Bref. Et donc en repartant, on a emmené une jolie robe constituée de la jupe rouge que j’avais déjà portée et d’un autre corset délicieusement vintage qui me fait un décolleté… huhum, afin de shooter tout ça sur les quais de seine. C’est donc ce qu’on a fait le soir avec Nenmacil (après une très très agréable journée farniente avec quelques connaissances, je devrais faire ça plus souvent), regardez:

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Je ne sais pas vous mais je suis fan du contre-jour. Et puis je suis fan du décor aussi.

Omaru, notre assistant, m’a également tiré le portrait:

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Souvenirs amusants: le fait de m’être complètement changée au bord des quais sans que personne ne nous remarque, et les bateaux-mouches emplis de touristes qui, eux, nous ont bien remarqués! Il y a même des policiers en zodiac qui nous ont adressé des signes de la main, je trouve ça vraiment très drôle attendu que je ne suis même pas sûre qu’on aie le droit de faire des photos là.

Balade sur Lille

Il y a quelques jours, en visitant de futurs locaux potentiels pour une potentielle future boutique, je tombais amoureuse d’une petite ruelle à côté de l’un d’eux, actuellement une boutique où l’on loue des vélos électriques. Mais vraiment amoureuse. La petite rue pavée, les arches de pierre au-dessus, les jolis murs de brique. Miam. Rien d’étonnant avec un tel tableau que j’aie appelé Sylvain pour un petit shooting sauvage avec une tenue improvisée de derrière les fagots, et ma foi j’en ai retiré un bon souvenir, avec son lot de passants, de camionneurs, de tout ce qui fait le charme d’une séance photo dans un lieu public:

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On a aussi une série avec un scooter électrique gentiment prêté par le monsieur de la boutique, du reste, mais je sens déjà venir les « Ca aurait été mieux avec une vraie moto » des connaisseurs. J’en conviens, mais ça n’était pas prévu. Grosso modo, je suis entrée dans la boutique et j’ai dit « S’il vous plaît, on fait des photos dehors, je peux monter sur la moto? » devant un Sylvain blasé…

Quoi qu’il en soit, à très vite!

Bodypainting

Bon, eh bien aujourd’hui, j’étais modèle pour ACTE. L’école de maquillage, oui. J’aurai appris que leurs élèves doivent trouver eux-même leurs modèles, et que rester une journée à se laisser peindre sans bouger, c’est long. En fait, je passais principalement mon temps à regarder les bodypaintings des autres élèves que la « mienne ». J’ai particulièrement retenu un squelette habillé d’un corset, que j’ai trouvé drôle et sexy, avec un petit air de la mariée des Noces funèbres, et une femme-naïade au corps parsemé de bulles d’eau.

Ma make-up artist en herbe, à moi, Alice de son petit nom, était partie sur une inspiration plus ethnique. Bon, ce n’est pas ma tasse de thé à la base, mais maintenant je peux dire que j’ai été modèle de bodypainting. J’ai toujours un peu regretté de n’avoir pas été le modèle de secours de Sophie Fauquet au salon de la photo, mais bon, sa modèle avait fini par répondre présente, et moi j’ai pu porter un corset.

Le résultat:

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Souvenir amusant, lorsque l’une des modèles a fait un malaise, les consignes de la professeure qui encadrait tout ça: « Faites marcher vos modèles, donnez leur de l’eau! » Je me suis sentie très équine…

Bougies et vidéo

Et voilà, je rentre de tournage. Letuba m’avait contactée pour une courte séance de nu très soft, ma foi j’avais envie de sortir et ce qu’il me décrivait me plaisait visuellement, j’ai dit oui. Guillaume et Anatole ayant gentiment proposé de m’accompagner, tout cela a finalement débuté comme un banal après-midi entre vieux potes de lycée. J’ai appris ce jour-là qu’il y avait un studio municipal à deux pas de chez moi, une info utile, tiens. Ma ville regorge de ressources inexploitées.

Les bougies ayant malencontreusement fondu sur la moquette dudit studio, on n’a pas eu le temps de faire de photos, juste la vidéo (que j’attends de recevoir d’ailleurs), mais je vous tire tout de même ce petit souvenir shooté à l’Iphone par Anatole:

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A bientôt!

Paris, France | "L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité." Oscar Wilde