L’été en avance

Si la saison est revenue, les séances en extérieur se suivent et ne se ressemblent pas. Ce jour-là, j’avais rendez-vous avec Mayoka pour shooter mon corset Volute (le dernier, celui qu’on voit partout) avec la jupe que j’ai réalisée moi-même avec mes petites mains tout exprès pour suivre avec. Un shooting aux odeurs de pique-nique sur l’herbe.

Bon ma jolie jupe on la voit pas encore en entier sur les photos déjà prises alors vous allez devoir me croire sur parole pour la partie « jolie ». Elle est courte devant avec plein de plissés à effet bouillonnant et a une loooongue traîne à l’arrière bordée de dentelle beige. D’ailleurs c’est rigolo, il y a la même dentelle mais en noir sur le top en satin de soie qui va avec mon underbust violet. Enfin assez parlé de chiffons, j’en suis fière et c’est tout ce que vous devez savoir.

J’ai un peu honte aussi, faire lever la pauvre Margaux à pas d’heure pour venir me maquiller/coiffer c’était un peu cruel, mais elle ne m’en a pas voulu. Elle m’a fait un truc très lumineux au niveau des yeux, une branche de lierre sur le visage et une coiffure sur le côté et en a profité pour sympathiser avec l’homme dont on ne peut prononcer le nom avec qui elle devrait collaborer très bientôt. Ca déjà je suis contente. Tenez voilà un détail sur le make-up:

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Rendez-vous au parc Monceau avec Mayoka, Lenelaï qui en profitait pour prendre le soleil et nous amener de nouveaux bijoux en nacre à shooter et Julien Rico au backstage qui a aussi pris quelques poses volées. Ce qui faisait avec Margaux un total de 3 porte-réflecteur. C’est classe.
Et puis en plus il y avait des poneys.
Et y’a rien de mieux qu’un poney.

Il y avait un joli petit pont aussi, je suis un peu triste parce que le gardien m’a fait descendre avant que qui que ce soit ait eu le temps de prendre un plan LARGE de ma dernière pose vu qu’on testait le réflecteur. Bon en même temps je le comprends, si je me tuais en tombant ce serait de sa faute mais les chances de mourir en tombant de 2m dans l’herbe étant minimes, je me réserve le droit de râler contre ces méchants gardiens qui peuplent nos parcs.

M’enfin, des journées comme ça moi j’en veux bien tous les jours.

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Quelques images volées par Julien:

Errance

Il est temps de vous parler de la journée que j’ai passée avec Dedalus. Alors Dedalus, Khalid de son prénom, je l’ai connu tout à fait par hasard, il avait pris une bonne amie à moi en photo,  j’étais tombée dessus sur le net et en avais profité pour lui dire quelque chose comme « Je suis super contente, elle a l’air super épanouie sur tes photos, ça fait plaisir », et du coup on avait discuté, puis prévu une séance, puis on s’était loupés, puis… Bref on a fini par réussir à bosser ensemble mercredi dernier.

Son grand jeu, à Khalid, gymnaste et féru de vieux bouquins de son état, semble être de mettre ses modèles en difficulté. Dans mon cas, il avait décidé de me sortir de ce que je fais d’habitude en me faisant endosser un look un peu garçonne à la Gavroche. Cette annonce m’a d’ailleurs plongée dans des abîmes de réflexions existentielles. En effet, si dans la vie de tous les jours je suis toujours en jean-baskets (désolée si je casse un mythe), fonctionnel quoi, en photo je me rends compte j’ai tendance à partir dans l’hyperféminité, sous des formes variées mais toujours présente. Pour le coup, je me trouve méconnaissable:

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J’ai pu également poser en duo avec Anaïs, qui n’est pas du tout dans le trip fétichiste et compagnie, mais est adorable. Je suis contente de l’avoir rencontrée, elle aussi. On a passé un bon moment à improviser des intéractions sous le soleil, à grimper dans des arbres… Ah et j’ai dit que j’écrirais sur mon blog que Khalid cuisinait bien, donc voilà, c’est fait.

L’après-midi fut consacré à une balade photographique sur les quais de seine avec Yannis Guerrand et Céline, sa compagne, photographes tous les deux, Anaïs et moi-même mises à contribution pour quelques photos au naturel sans prise de tête, ça aussi c’était bien :) D’ailleurs mémorable la rencontre: « Bonjour, je ne sais pas qui vous êtes et on m’a interdit de chercher à le savoir, mais moi c’est Florence. »

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En fait ce que je suis en train de dire depuis le début de cet article c’est que j’ai passé une bonne journée. Maintenant, bonne nuit ;)

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Trash the dress

Un peu de forcing m’a permis de recevoir il y a peu une preview de ma séance avec Flex (merci encore, à ce sujet). On ne peut pleinement aborder la démarche artistique (sur ce coup en tout cas) de Flex, Florian Fromentin de son vrai nom, que si l’on sait combien d’heures il passe par jour à shooter, filmer, retoucher et monter des mariages ces temps-ci. Une réponse à cette question existentielle est: beaucoup. Une autre serait « trop », mais la vraie, celle qui englobe la totalité des éléments en jeu, est… non j’allais dire 42 mais en fait c’est pas possible.

Bon trève de conneries, parlons plutôt de mes photos. Flex donc, en partie pour pouvoir proposer des styles différents aux mariés (sans rire, vous ne trouvez pas ça rasoir, tous ces books de mariages semblables les uns aux autres de partout alors que c’est censé être un jour unique?), en partie parce que ça lui plaisait tout simplement, voulait faire une série de photos dans la veine e ce courant américain nommé « trash the dress », soit sortir la robe de mariée de son contexte, la shooter dans des situations, des lieux incongrus. Or j’avais une robe de mariée, envie de shooter et toujours adoré sortir les choses de leur contexte habituel, ce qui devait arriver arriva.

Rendez-vous à la petite ceinture sous les Buttes-Chaumont où j’ai d’abord rejoint Raja, la maquilleuse, qui m’avait déjà fait le teint sous le regard curieux des passants avant que Flex et Nen, promu assistant, nous rejoignent. Comme prévu et malgré les multiples chances de me rétracter que m’a données Flex, j’ai posé sur des rails abandonnés, dans les structures métalliques du pont, et surtout dans la cascade de la grotte. Mon premier bain de l’année. Enfin. Les séances en extérieur reprennent!

Bon ça c’est moi allongée sur les rails après que Flex ait voulu me faire marcher sur une bordure métallique en talons et en tenant ma robe.

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Un peu de chimie

Un mot sur ma séance d’hier (bon il est passé minuit, donc avant-hier) avec Romaric. Qui est Romaric? Romaric est un photographe, mais Romaric est aussi *roulements de tambours* mon premier fan! Bon, je le dis parce que je sais qu’il ne le prendra pas mal, en vrai il m’a juste annoncé il y a à peu près un an qu’il suivait mon boulot depuis ma séance en Chantelombre avec Julien Rico. Pour mémoire, à ce moment-là je posais depuis, allez, deux mois à tout péter. Inutile de dire que l’information m’a fait très très très plaisir à l’époque. Au fil des discussions il s’est avéré qu’il n’avait pas du tout confiance en lui et n’osait pas aller vers les modèles, je me rappelle d’ailleurs lui avoir intimé de se bouger un peu, sinon en effet personne ne viendrait à lui et il ne pourrait pas progresser. J’en viens donc au premier point de cet article de propagande: Romaric est gentil, on a bien bossé et bien ri tous ensemble, j’ai passé une très bonne journée et en plus je suis contente des photos, vote for Romaric.

Bon donc j’arrive à onze heures à l’aéroport Charles de Gaulle où il devait me récupérer pour ensuite partir sur Soissons. Eh bien mes amis plus jamais. Comme l’a répliqué la maquilleuse, « se paumer à CdG, on l’a tous fait! », et pour cause. cet endroit est un énorme bordel. Une demi-heure plus tard, on avait enfin réussi à se rejoindre, et en route pour la Picardie!

Emelyah, la make-up artist, nous a rejoints juste quand on finissait de manger et que je venais de finir d’apprêter mes cheveux.Il s’agit d’une jeune femme énergique et qui, chose pas si courante que ça, a des opinions. Là encore je suis très heureuse de l’avoir rencontrée, ce fut une excellente collaboration. A propos, voici une photo backstage. Je ne sais pas vous mais j’adore la façon dont mes cheveux tombent là-dessus. Vous voyez déjà sur moi un corset Volute (pas encore serré, bouuuuh) et une partie de l’attirail prêté par O-sama. Ce que vous ne voyez pas, c’est le make-up d’enfer que la demoiselle m’a fait. Elle m’a modelé des yeux immense en cachant le soucil et en en redessinant un au-dessus et a complété son très beau travail en me collant une vieille aiguille d’horloge sur la pommette et là moi, je fonds.

backstage

Bientôt un aperçu, c’est promis!

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Les fleurs du mal

Outre un bouquin de Baudelaire, les Fleurs du Mal c’est aussi un projet photo de ma jolie Nadège que vous connaissez sous le pseudo de Nbpix. Vous pouvez aller voir ce que ça donne sur son site, kyater un bon coup et revenir.

Nadège donc, m’avait demandé de servir de support à deux poèmes du recueil: « Le Masque » et « Harmonie du soir ». On est arrivées comme une fleur après une petite soirée entre filles dans les locaux de la cité U, dont les employés ont été très gentils avec nous, l’une d’elles nous ayant même prises pour une équipe de télé venue faire un reportage ce jour-là.  Les deux poèmes m’ont immédiatement emballée, chacun me touchant de très près. Pour le coup, on avait là un vrai projet commun, et ça, c’est splendide. On travaille vite et bien, on sait où on va et ce qu’on veut, et en plus on passe un bon moment. Là juste en dessous vous avez l’illustration retenue pour Harmonie du soir.

violon

   Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
C. Baudelaire

Entre elles

Vendredi soir, l’exposition de Nath-Sakura et de quatre autres artistes féminines: Entre Elles, à la galerie Arts Concorde. Je pense l’avoir déjà dit mais vous pouvez toujours aller la voir jusqu’au 28 mai si vous avez raté le vernissage; votre châtiment sera cependant de ne pas avoir pu approcher Nath et sa robe Sylvain Coeurjolly scandaleusement découverte.

Le vernissage donc; Arrivée un peu en avance en compagnie de Tancrède Szekely chez qui je passais quelques jours, nous sommes restés perplexes en trouvant un sex-shop à l’adresse indiquée partout avant de trouver la galerie juste au-dessus. Moi je dis qu’exposer dans un sex-shop c’est quand même carrément tout Nath. Nath qui est arrivée bien après d’ailleurs, mais vu le peu de liberté de mouvements que lui donnait la robe susmentionnée il faut lui pardonner. Et puis les stars arrivent toujours en retard, c’est bien connu, sourire.

Il y avait déjà un peu de monde mais j’avoue que la première personne sur qui j’ai bloqué en arrivant c’est moi-même. Je n’avais absolument pas osé poser la question, et j’ai eu raison: merveilleuse surprise. Après quelques minutes à me pincer et à kyaaaater en dansotant sur place, j’ai pu faire la connaissance de quelques autres fans ainsi que de plusieurs modèles, dire bonjour à Wanahea venue spécialement pour l’expo… L’apparition de Tao sama nous ayant confirmé la proximité de Nath, je n’ai pu m’empêcher de voler la chercher en bas. Bien m’en a pris, puisqu’étant arrêtée par quelqu’un environ tous les mètres en moyenne, il est devenu quasiment herculéen de lui dire bonjour par la suite.

Croisé MademoiselleCherie accompagnée de Susie Garter peu après, elles ont malheureusement dû s’éclipser avant la fin mais ça n’a pas empêché Marie-Anne de prendre le temps de me faire une petite photo souvenir (Merciiiiii). On sent bien la longue semaine de shoot qui a précédé la soirée mais ça ne m’empêchera pas de la choyer comme il se doit.

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Très très très contente d’avoir revu Nath. Je suis certaine d’avoir été absolument insupportable de timidité quand on a bossé ensemble la dernière fois, mais ça ne l’a pas empêchée, en fin de soirée, de me glisser un mot à l’oreille laissant entendre que peut-être je risquais de recevoir un message prochainement. Au fait Nath, si tu me lis:

La vidéo pour les absents, juste pour vous montrer à quel point ce fut une excellente soirée (Ouh! Mais que je suis sadique!):

 

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Geisha des temps… très modernes

Juste après la journée de photos avec Tancrède et Paul von Borax, le réveil s’annonçait difficile dans la demeure de Julien Rico. Ce fut le réveil vers 7h du matin pour Margaux et moi, histoire d’être sûres d’avoir le temps de tout faire.

Margaux c’est la bodypainteuse. Un très très joli bout de jeune fille aux cheveux violets pleine d’idées et de talent avec qui je compte retravailler très bientôt.

Ce jour-là donc, on avait décidé que j’étais une geisha un peu spéciale et qu’un dragon me sortirait de la peau par endroits, un maquillage partiel, donc, assorti d’une coiffure par grappes dont je suis folle amoureuse. Le résultat?

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Bon là je vous montre une photo sérieuse mais entre la vierge Marie mangeant sa pizza, la pose camionneur, la pute des bas-fonds et la chienne lubrique, on aura immortalisé assez de conneries pour toute l’année à venir, sourire.

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Bon à part ça sachez que ça fait déjà une semaine que je piaffe d’impatience. Mercredi midi je saute dans le train qui m’amènera à Paris pour un middle-week un peu moins intensif que celui d’il y a deux semaines, mais tout aussi riche. Dès mon arrivée, Flex me réceptionne pour une séance Trash the dress, puis j’atterrirai chez Nadège alias Nbpix pour la soirée avant de filer illustrer deux poèmes de Baudelaire avec ma toute jolie robe Volute. Vendredi enfin, je re-pose pour Tancrède avec l’assurance d’être protégée par Chabal le chat (il comprendra s’il me lit^^), pour enfin aller voir le vernissage de Nath-Sakura à la art concorde gallery le soir. Ne le manquez pas!

Tancrède Szekely

J’avais pensé débuter cet article en kyaaaaatant façon groupe de jouvencelles lolitas devant un groupe d’androgynes japonais, mais nous sommes entre gens de qualité. Ne laissons pas trop déborder notre enthousiasme. Il ne faudrait pas que mes lecteurs (vous, en l’occurrence) puissent me visualiser sautant partout dans mon salon comme ça ne m’arrive absolument pas régulièrement ces derniers temps.

Tancrède Szekely donc, pour le présenter rapidement, c’est ce photographe qui a commencé par photographier des vampires avant d’ajouter une très belle part d’érotisme à ses clichés. C’est également un dessinateur de talent, et en plus de tout ça je lisais justement les bouquins qu’il m’a offerts tout à l’heure en rentrant dans le train et mon dieu ce qu’il écrit bien. Bref je vous invite à aller voir un peu son boulot si vous ne connaissez pas encore.

Et donc j’ai posé pour lui mardi matin. Joie.

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En plus d’avoir été adorable et d’avoir exactement le genre d’humour qui me met directement à l’aise, il m’a aussi fait très plaisir en me retouchant le soir-même une première photo suivie de plusieurs autres.Et puis il va vous chercher au métro, porte les valises, met Du Riechst So Gut en fond sonore si on lui demande et vous rince à la douche si vous avez trop talcqué votre robe en latex. Grande classe.

Je vous montre ma préférée pour le moment. Dessus on peut également voir le merveilleux violon que j’ai eu pour une bouchée de pain sur eBay et dont je compte, en plus d’accessoire photo trop classe, faire un violon d’apprentissage si Jad’ trouve le temps de m’apprendre :)

Incorrigibles funambules

En ce moment, Elen a décidé d’utiliser ses talents à reprendre de jolies publicités. L’idée ce soir-là c’était de reprendre un peu le style de la pub pour le parfum Ricci Ricci. D’ailleurs si vous ne visualisez pas je vous livre le clip, je le trouve vraiment trop adorable. Alors ça, plus la perspective d’aller me geler à huit étages au-dessus du sol sur une corniche par grand vent, plus l’équipe tout simplement, forcément j’ai dit oui. En plus à un endroit il y avait vue sur le toit de l’opéra, c’était beau.

Une nouvelle équipée dans la nuit, donc. Après une bataille courte mais acharnée contre mes cheveux, une petite équipée composée d’Elen, son homme, Seth, O-sama (promu assistant garde-fou) et moi-même pénètre dans un parking et atteint le toit du bâtiment avec la bénédiction du gardien, un charmant vieil homme qui pour je ne sais trop quelle raison, pensait que j’étais allemande ou polonaise. Bien entendu, il a fallu le soudoyer: il a demandé à avoir une des photos que l’on aurait faite.

En attendant de les avoir moi-même, je vous livre un petit backstage où l’on voit O-sama qui m’empêche de tester le mode crêpe et un autre où Elen remet mes cheveux en place.

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A la fin de la séance, on s’est empressé de me donner un thé chaud, puis la conversation a dévié de Dofus (parce qu’il y a l’Ankama convention ce week-end) à la théorie des cordes et son influence sur l’axiome de Beckenstein et Hopkins sur l’enthropie des trous noirs en passant par la bibliothèque du vatican et plusieurs projets de shoots en gestation. J’adooooore ce genre de conversations =)

Paris, France | "L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité." Oscar Wilde