Preview Vortigen

Reçue hier soir, la première photo retouchée de mon shoot avec Vortigen. Le thème apparaissant sur nos deux pages « projets », on s’est tournés naturellement vers du Luis Royo. Eh bien c’était très bien, j’étais déjà très contente des brutes, et en plus je suis contente d’avoir fait la connaissance de Fred qui sait rire tout en travaillant, ce qui est l’ambiance idéale selon moi.

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Le joli petit pont

Mais si, souvenez-vous, je vous ai parlé de ce petit pont de pierre. Il est situé dans les Ardennes belges et je suis tombée amoureuse de lui il y a quelques temps, quand j’ai bossé avec Walter Barthélémi. Je suis sûre de vous en avoir parlé.

La faute aux enfants d’un couple de touristes qui jouaient non loin de là, nous n’avons pas pu profiter de la meilleure lumière pour le prendre en photo, mais j’ai quand même tenu à l’utiliser. Mettons que ce soit mon caprice de la journée. Enfin voilà ce qu’on a pu en faire. Finalement le peu de lumière lui donne un petit côté dramatique, dans l’histoire que je me raconte on imagine aisément une troupe de cavalier à la poursuite de la nymphe blottie là à se dissimuler et à guetter le bruit des sabots.

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Le piano abandonné

Un article sur ce piano, sur le blog de Niiv, m’a donné envie de vous en montrer cette photo prise par Lacrimae et arrivée au courrier de ce matin, avec Luthiaë vue de dos, et moi allongée sur l’instrument…

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Je suis contente. De la tristesse du saccage naît ici une sorte de frénésie, de folie même, un cabaret fantôme un peu burlesque aux allures de ces cirques d’antan qui effraient certains enfants. Il ne retrouve pas sa beauté d’antan, mais c’est une autre vie, d’autres émotions, d’autres sentiments. Peut-être que ça aussi, c’est une façon de parler de renaissance…

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Les traboules de Lyon

Je me rends compte avec horreur (enfin presque) que je ne vous ai toujours pas raconté la toute première partie de mon séjour à Lyon. Je me lève donc un mercredi matin aux aurores, traîne mes trois sacs, ma valise et mon pauvre corps jusqu’à un train, et arrive trois heures plus tard dans la belle ville de Lyon.

Eh bien Lyon c’est très beau. J’ai pu le vérifier d’autant mieux que mon shoot avec Hervé Tavant, qui m’a récupérée à la gare, se déroulait dans les ruelles du vieux Lyon, plus particulièrement dans ses traboules (ce sont des passages entre les ruelles. En fait ce que je suis en train de dire c’est que le vieux Lyon est une taupinière avec des tunnels et des galeries dans tous les sens.) qui datent d’un peu toutes les époques à partir de l’occupation romaine, ce qui est passionnant.

Deux ambiances assez différentes pour ce shoot, la première un peu sombre, un peu torturée, la seconde, à la fenêtre d’une jolie tourelle, beaucoup plus détendue. Ca change des habituelles « photos de touristes en vacances », vous ne trouvez pas?^^

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Gott weiss, ich will kein Engel sein

De mon séjour à Lyon, le résultat de ma séance avec Christophe Capezzone. On commence avec un espèce d’ange déchu en corset Volute, éclairé à la lumière des bougies sur un autel, dans une inspiration clairement médiévale fantastique chère à mon coeur:

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Après cette série et le reste de la journée j’étais déjà pas mal crevée, du coup sur la série avec la tenue Atelier Sylphe, j’ai pris des airs de samouraï épuisé, et finalement tant mieux, parce que je trouve que ce cliché raconte une jolie histoire:

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Et pour finir, on a pris quelques photos dans le miroir des coulisses, et ça fait très… coulisses justement:

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Just a dying bride

Petite preview du résultat de mon shoot avec Lacrimae dans le vieux sanatorium abandonné.

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Lacrimae, je l’ai découvert en dormant chez elle, possède bien deux dizaines de robes de mariée qu’elle utilise pour ses shoots. C’est aussi une spécialiste des lieux abandonnés, des ambiances un peu gothico-romantico-glauques et comme moi, si les choses se font un peu au feeling et ça va comme ça vient, ça ne la dérange pas plus que ça. Un shoot avec elle est donc un très bon moment où les idées fusent des deux côtés, en bref j’ai beaucoup aimé travailler avec elle. Sans compter les multiples « perles » qui sont sorties, pour n’en citer que deux: « Oui, toi, plus à gauche! Non, l’autre toi! » et « -Dieu nous pardonnera! -Pas ses fidèles! »

C’est Luthiaë qui a découvert cette pièce en faisant ses autoportraits et ayant toutes trouvé ce papier peint absolument charmant, nous nous sommes arrêtées pour faire également quelques photos de votre servante. J’ai une grosse préférence pour ce cliché parce qu’on peut se le raconter de mille manières, du moins c’est mon cas. De plus en plus, j’essaie de travailler en ce sens, parce qu’autant je peux être super contente d’une photo « juste » parce qu’elle est jolie, parce qu’elle est drôle, parce qu’elle me met à mon avantage, parce qu’elle a une atmosphère mystique ou féérique, mais ça ne me suffit pas. J’ai besoin que les images parlent, qu’elles transmettent quelque chose, qu’elles racontent une histoire. Bref, j’ai parfois besoin d’exprimer autre chose que ma féminité ou mes goûts esthétiques, encore que ce genre de pensées ne soit pas pour plaire à tout le monde. Mais bon…

Enfin assez parlé de ça, la suite arrive, euh, dès que possible.

Merci Julien!

Petit up pour vous signaler que j’ai déjà reçu les photos de mon shoot avec Julien Reynaud. Il a fait super vite. De passage sur Lyon, je n’allais pas manquer de le contacter! Pour ceux qui s’en souviennent, j’avais déjà fait la soubrette pour l’un de ses autres shoots avec MademoiselleCherie, et il a gentiment accepté de retravailler avec moi. Et! Détail qui me semble important, j’ai saisi cette occasion de me faire faire mon premier vêtement en latex. Pour mon premier, j’ai choisi un top HedonyDesign peu onéreux, en violet métallique, que Josselin m’a envoyé directement à Lyon pour être certain qu’il arriverait à temps.

C’était aussi la première fois que je portais un latex à ma taille, puisque auparavant on m’avait prêté du latex, mais bien trop grand pour moi. Eh bien ça n’a rien à voir. J’ai enfin compris ce que disaient toutes ces modèles avec qui j’ai bossé en me vantant les qualités du latex, notamment celui de Josselin, si fin et doux, tel une seconde peau. Mince, je crois bien qu’après les corsets, je développe un nouveau fétiche…

D’ailleurs, en pirate, avec le tricorne de Julien, le pistolet de Caleb (celui que je lui redemande à chaque fois que je viens de lui rendre tellement le dieu des shootings est contre nous) et mon pantalon en vinyl/laqué noir, le résultat était, ma foi, plutôt convaincant. :)

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J’adore l’effet du ventilateur sur cette photo, allié au make-up réalisé par la talentueuse et très sympa Nott Niebel, je me reconnais à peine…
Nott qui pour l’autre tenue, un kimono Atelier Sylphe, m’a vraiment bluffée (enfin, encore plus) en me sculptant un vrai visage de poupée japonaise. Il a fallu un sacré bout de temps pour le réaliser, pendant lequel je me demandais « Mais que fait-elle? » à intervalles réguliers (Oui, j’aime bien étudier ce que font les maquilleuses et essayer de chopper deux-trois trucs pour moi), et à la fin ça a donné ça:

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Définitivement, je dis un énorme Merci pour cette séance. A part ça, j’attends de savoir si je bosse le soir du Bal des Supplices pour décider si j’y vais ou non cette année. A la prochaine… ;)

Lyon, Grenoble, Lyon: Fantômes et ondines.

Ca y est, je suis rentrée de ma virée Lyonnaise/grenobloise. Oui, Paris ça ne m’excitait plus assez, il me fallait du neuf, de l’inattendu, de l’aventure, des… montagnes. Eh bien c’était un très bon week-end ou plutôt middle-week. J’ai pas mal bossé avec sept séances sur trois jours, tout en visitant un peu le vieux Lyon et ses traboules et en profitant d’une baignade dans un lac des montagnes, dont l’eau était claire, mais claire…
Je n’ai bien sûr pas pu voir tous les gens que j’aurais voulu, mais il n’en reste pas moins que j’ai passé un excellent moment, et qu’il sera toujours temps la prochaine fois.

Très arbitrairement je vais commencer par le milieu, la séance avec Solange et Luthiaë, pour la bonne raison que cette dernière a été la première à m’envoyer des clichés retouchés. J’avais donc dormi chez Luthiaë la veille, et Solange est venue nous chercher le matin pour nous emmener dans un hôpital abandonné. Très bien l’hôpital d’ailleurs, avec tout ce qui fait le charme des lieux abandonnés, plus une grande rotonde très ensoleillée qui donnait l’impression que l’endroit venait juste d’être détruit par une quelconque avalanche. Solange m’y prend en robe de mariée tandis que Luthiaë va faire ses autoportraits dans une pièce à côté, puis je me change en poule de cabaret et nous posons toutes les deux avec un piano abandonné dans le bâtiment d’à-côté. Ca ce sont quelques photos prises par Luthiaë:

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Bien entendu, après tout ça tout le monde mourait de chaud, et c’est là qu’on s’est dit qu’on avait suprêmement bien organisé la journée: la seconde séance devait se passer sous l’eau. Pour être tout à fait honnête on a passé davantage de temps à profiter de la délicieuse fraîcheur du lac qu’à vraiment bosser, et j’ai aussi pris le temps de découvrir que nager en robe de mariée, c’est dur, mais on a quand même fait de jolies choses regardez:

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Et le soir, je posais dans les rues de Grenoble en incarnant une petite rockeuse à moitié shootée. Je vous montre un petit exemple de ce qu’ont pris autant Solange que les autres photographes avec qui j’ai bossé ces derniers jours dès que possible!

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Les fées des Ardennes

Ce matin, départ à huit heures de Lille avec pour destination le fin fond de la Wallonie. Rendez-vous était donné avec Walter Barthélémi pour une journée de shooting en pleine nature. Sur le trajet, Sirithil est contente. Sirithil regarde le paysage. Sirithil prend des photos. Sirithil en oublie de terminer sa nuit.

La journée passe rapidement, entre la trempette dans un étang, l’ascension de mont… de collines escarpées, les poses sur des pitons rocheux et sous un petit pont en pierres qui à lui seul justifiait le déplacement. Un petit pont en pierres de taille, ancien, tout mignon, presque féérique, sous lequel passait un ruisseau au fond de galets. Je crois bien que j’ai parlé de ce pont toute la journée. Je suis amoureuse. Pendant la baignade, une branche cède sous le poids d’un curieux, quelques barques gravitent autour de nous, mais aucun ennui ne survient. Il nous faut attendre le départ de quelques touristes au pied des roches, qu’à cela ne tienne, nous trouvons d’autres lieux en surplus. Je réalise soudain que mon portable capte des réseaux belges et non français, et là, prise de conscience: ceci est mon premier shoot à l’étranger! Bon, certes, la Belgique, c’est presque moins étranger que Paris, mais quand même: Sirithil, modèle internationale, ça claque. D’autant que je ne compte pas m’en tenir là.

A nouveau, sous la lumière changeante et les ombrages, le reflet de lune se fait nymphe, dryade, ondine, sirène et sylphe, s’enflamme au coucher du soleil et échappe au regard des passants avant de redevenir jeune fille enthousiasmée par la balade. Parce que c’est ça aussi poser: se transformer devant l’objectif, faire vivre l’image qu’on essaie de créer. Bon, dans mon cas c’est aussi rassurer mon chauffeur et le photographe tout en allant poser sur LE bout de rocher isolé sur lequel je n’ai même pas un mètre de latitude et duquel on voit bien les quelques centaines de mètres du fond, je l’admets.

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Promis, je vous poste bientôt la suite.

Paris, France | "L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité." Oscar Wilde