Bons pour l’asile

Je conclurai cette série d’articles sur mon merveilleux week-end avec ma collaboration avec la très très jolie Nadège, qui contre toute attente avec un minois pareil officie derrière l’appareil sous le pseudonyme de Nbpix. Je l’ai découverte totalement par hasard, un soir d’ennui sur Facebook. Elle avait marqué Seregwen dans une photo, curieuse, je suis allée voir sa page, où j’ai trouvé plein de belles photos et une série de dates de shoot dispos, parmi lesquelles deux correspondant à ma présence sur Paris, où je devais venir récupérer une tenue Black Norns (que l’on devrait vite retrouver dans ces colonnes, mais chut…) et que j’essayais donc d’occuper, pour le reste, avec quelques séances photos, histoire de joindre l’utile à l’agréable. Le soir même on avait casé la date, la tenue, le thème, ne manquait plus que le lieu. Je ne sais pas vous mais moi j’adore quand une collaboration se met en place avec une fluidité pareille.

Pour le lieu, c’est donc Jad’den qui nous a sorties d’affaire en acceptant de nous amener à ce sanatorium abandonné d’Aincourt que la moitié des photographes de Paris et sa région a dû photographier. Pour la petite histoire, chaque fois qu’il fait ce taxi, il fait en gros chez lui-paris-chez-lui-paris-chez lui, puisqu’il habite à vingt minutes. On saluera donc son courage, sa patience et son dévouement.
Jad qui me récupère, donc, jeudi matin devant chez l’ami qui m’a hébergée pour la nuit, puis direction chez Héloïse pour prendre les deux robes, récupération de Nadège au métro, et enfin passage au Bal Masqué, où travaille Dream donc, pour choisir la pièce maîtresse de la séance: le masque. Je ne reviendrai pas sur les affres du choix dans ces lignes, pensant les avoir assez bien décrites dans les précédentes, et me contenterai donc de signaler que les collègues de celui-ci sont très gentilles et de conseil avisé. Regardez un peu la merveille.

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Puis, dernière étape de notre épopée fantastique: le McDo de Mantes-la-jolie. Ce petit arrêt restauration-vestiaire me fait me poser une question existentielle: que ferais-je, moi, modèle, si je tombais, dans les toilettes de mon lieu de travail, sur deux jeunes filles dont une en latex et en train de se faire maquiller, une valise de fringues ouverte à côté d’elles et quelques voiles et pinceaux épars venant compléter le tableau? Assurément, je pense que j’essaierais de leur soutirer l’emplacement de leur lieu de shoot dans l’espoir de dénicher une jolie enclave dans mon entourage direct. Ca, ce serait chouette.
En l’occurrence, la blonde qui nous a débusquées ne nous a pas laissés repartir sans les coordonnées de Nadège, une fois que Jad eut explicité tout haut ce qu’elle n’osait pas dire tout bas, nous sortant du même coup du gouffre de perplexité dans lequel ses questions nous avaient plongées: en effet, c’était le type même du modèle amateur intéressé.

Sinon pour ceux qui se poseraient la question, Aincourt c’est grand, Aincourt c’est bien, Aincourt c’est bourré de coins à explorer, Aincourt en novembre c’est… froid.
Je me sens ceci dit en pleine forme, ne dérogeant donc pas, en cela, à ma réputation: du sang russe coule dans mes veines, que diantre!

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Là où j’y ai encore moins dérogé, c’est mon côté casse-cou. Que diriez-vous d’une nana qui s’appuie à son ami-guide-garde du corps-chauffeur-assistant-béquille humaine-autres fonctions non appelées ce jour-là pour marcher avec ses minuscules talons (choisis petits exprès pour faciliter ma progression dans les gravats), mais qui insiste néanmoins pour poser perchée sur les câbles de la cage d’ascenseur? Y monter fut d’ailleurs assez folklorique: visualisez un colosse d’un mètre quatre-vingt-six pour servir de pont, un pied de chaque côté de l’abîme (non je déconne, y’avait moins d’un mètre), qui vous soulève comme une plume et vous dépose de l’autre côté avec une facilité déconcertante, et vous aurez ce qui s’est passé.

Dans le listing des autres lieux trop top qu’on a utilisés pour ce thème, il y avait une scène devant laquelle il restait précisément quatre sièges de velours bordeaux, un loooong couloir aux fenêtres ouvertes vers l’intérieur dans un effet tout psychédélique, un grand escalier… Et puis bien sûr, il y a tous les lieux qu’on n’a PAS utilisés. Graou. Peut-être qu’on refera quelque chose là-bas… Cet été.

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« Très vite », c’est maintenant.

Poser avec un beau masque est très reposant -et très flatteur. C’est sans doute en partie pour cette raison que j’ai posé avec l’un d’eux sur la série de Lightpainting de mercredi  et sur toute la séance de jeudi. Il y a, bien sûr, aussi le fait que le charme mystérieux des masques de Venise, au même titre que l’image romanesque que je me fais de ses canaux, ses ruelles et son architecture, ait une influence positive sur mes goûts. C’est Sans Visage qui le premier m’a fait poser avec l’un d’eux, et même que c’était beauuuu. Oui oui oui. Bref, on a là tout à fait le genre d’artefacts qui m’inspirent et me font plaisir.

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Sur ce cliché, je porte celui de MademoiselleCherie, mais comme squatter les affaires des autres n’est jamais une solution très élégante ni durable, j’ai fait l’acquisition du mien dans la boutique de Dream, qui en vend des superbes. L’équipe m’a d’ailleurs mis le couteau sous la gorge pour que je choisisse mon second choix, d’un très beau rouge orné de paillettes bordeaux et dorées, plutôt que celui qui m’avait d’abord tapé dans l’œil, d’un blanc immaculé avec application de dentelle. Pour des raisons on ne peut plus logiques, du reste, il fallait bien que ça s’accorde avec ma tenue du jour, mais n’empêche, vous savez quoi m’offrir pour Noël. Mon anniversaire étant à quelques jours de l’événement, vous pouvez même faire un cumul, pensez-y, sourire.

J’en oublie de mentionner que je me suis, une fois de plus, fait à moitié saouler, cette fois à la vodka-cactus. Délicieux, au demeurant, mais le fait n’est pas sans me rappeler une anecdote de chez Nath-Sakura: on me posa un délicieux verre de jus d’oranges fraîchement pressées, et là j’ai entendu « Tu as le droit de le boire si tu bois aussi ça », et là un second verre a atterri sur la table à côté du premier. Mon erreur avait été de prononcer la seconde partie de cette phrase: « Non merci, je ne bois pas d’alcool… enfin, à part du rhum coupé aux jus de fruits. » Finalement c’est rigolo de voir comme le monde voit en moi une petite fille sage, à vouloir me dépraver ainsi en toutes circonstances^^

J’ai eu beaucoup de mal à choisir LEQUEL des lightpaintings envoyés par Melle, j’ai fini par choisir celui-ci parce que la lumière sur mon visage donne l’impression que je regarde la lumière du jour par un soupirail, je trouve l’effet des plus poétiques. On notera également la présence de ma robe HedonyDesign, et d’une paire de chaussures offertes par ma maman. Ma maman qui m’avait d’ailleurs réclamé une photo des escarpins, je pense qu’une bête photo au portable pour voir à quoi ils ressemblaient lui aurait suffit, mais vous me connaissez, il faut toujours que j’en fasse plus…

La séance mystère

Juste revenue de Paris, je vous livre une photo mystère prise par le photographe mystère hier soir:

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La « robe », improvisée avec des voilages que j’avais ramenés, associée au make-up savamment réalisé par Melle Cherie, nous donne une fée de la forêt très de saison. Graou, le make-up, d’ailleurs. Il paraît que je suis une des seules modèles à qui on peut faire ça et qu’lle soit contente, la seconde étant actuellement à Montpellier, c’est moi qui y ai eu droit. J’ai adoré entendre ça, et ma foi le thème correspond tout à fait à certaines de mes tendances. Pour en satisfaire certaines autres (de mes tendances), on a réalisé aussi un lightpainting avec ma merveilleuse robe en latex qui donne si bien l’impression que je suis mince et un masque vénitien appartenant à Melle, ainsi qu’une petite pom-pom girl latex parce que c’était drôle. A noter aussi que j’ai enfin posé avec Démétra, et que dans les dommages collatéraux de l’affaire on peut noter l’invasion du salon par tout un tas de copeaux dorés.

Ces considérations purement photographiques mises à part, j’ai passé une ex-cel-lente soirée. Les sessions make-up et coiffure se sont déroulées en joyeux papotages et m’ont de nouveau appris plein de trucs, Marie-Anne m’a donné de bons conseils sur l’orientation que je veux donner à mes études (car mon problème dans la vie, pour faire une parenthèse un peu plus personnelle, c’est que la plupart des choses que je voudrais faire sont des filières bouchées telles que la philo, l’histoire de l’art ou encore les lettres, m’y retrouver et arriver à une décision qui équilibrera « faire des études qui me plaisent » et « déboucher sur quelque chose de concret » m’apparaît donc comme extrêmement délicat et un regard extérieur n’est pas de trop dans ce fatras) et il a également été question de mettre en place une collaboration TheCandyLab/Petite Cendre, collaboration qui présente au demeurant pas mal de contraintes logistiques, mais nul doute que si la chose est finalement possible le résultat sera tout à fait plaisant. De plus, je l’appelle également de mes vœux pour la simple raison que si quelqu’un peut aider Petite Cendre à développer son potentiel, c’est bien eux. Je crois que mon complexe de mère poule a encore frappé.

Sinon, devinez quoi? En décembre se succéderont, trois soirs de suite, la nuit Démonia, la Paname Burlesque Revue et une soirée victorienne. J’ai TRES envie de céder et de passer trois jours là-bas et d’occuper mes journées à poser pour aller danser le soir. Mettons que ce serait une bonne occasion de prendre des vacances. Enfin, c’est actuellement en négociations avec ma conscience, on verra bien ce que ça donnera :)

Comme d’habitude, la suite très vite.

La foire aux perruques

Souvenir de ma dernière séance avec Amit, le mois dernier. J’ai gentiment râlé sur sa page Facebook hier soir et il m’a tout aussi gentiment envoyé deux clichés inédits.

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C’était un peu parti pour être une séance de la loose vu qu’on est tous les deux arrivés chez lui crevés, moi avec ma boîte à pizzas spéciale Volute sous le bras et une valise derrière moi en prime, mais deux verres de coca plus tard, tout remarchait bien. Connaissant ses tendances un peu fantasy, je lui avais demandé la veille, en faisant mon sac, sur une suggestion de mon mec, si ça l’intéresserait que j’amène une ou deux perruques. Ben il s’est avéré qu’il avait justement hésité à me demander, puis s’était dit « Non, c’est pas la peine, elle doit pas en avoir ». Ceux qui connaissent mon dressing visualiseront aisément le fou rire qu’a provoqué chez moi cette révélation.

On a fait pas mal de choses différentes, il y a eu plein de bonnes idées et surtout, c’était super drôle de me voir limite changer de personnalité selon la perruque que je portais. De toute façon j’aime beaucoup bosser avec Amit, un photographe facile, créatif et sans chichi, avec qui il est possible d’avoir un vrai échange. On a fini la soirée en se montrant nos sites, lui m’a montré des astuces de graphistes, et puis j’ai filé chez Josselin récupérer ma robe HedonyDesign avec laquelle je vous rebats les oreilles. Une bonne journée.

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Nath-Sakura

Je sais, je sais, voilà quinze jours que je vous ai plus ou moins abandonnés. Et c’est intolérable, ou pas. Mais j’avais des excuses! Par exemple, avant-hier je prenais des photos de Chibi Japan Expo, et surtout, j’ai passé le week-end dernier à Montpellier, chez Nath-Sakura. Oui oui oui.

Pour les pauvres âmes qui ignoreraient son identité, Nath-Sakura c’est d’abord une artiste photographe au travail à la fois construit et finement léché, que je vous invite à aller voir sur son site officiel, une photo-reporter de talent, elle est également docteure en philosophie (et là les gens qui me côtoient et connaissent depuis un moment comprennent mieux mon enthousiasme^^) et discuter avec elle est un plaisir rare. Nath j’ai su qu’elle existait le 3 août 2009 vers 20-21h sur la terrasse de la cristal room à Paris, et quelques heures plus tard, le temps de rentrer chez moi et de me documenter un peu, j’étais amoureuse de ses photos. Vous l’aurez compris, j’étais super contente d’être là.

On a donc passé la première journée à apprendre à se connaître dans les divers studios dont est équipé le château qui lui sert de maison (je veux la même quand je serai grande), et on a fait pleiiiiiin de photos. Plein plein plein. Puis le dimanche, c’est avec toute l’équipe qu’on a travaillé, sur la notion de femme fatale: le talentueux Guillaume Roche m’a maquillée et coiffée, puis j’ai été habillée par l’adorable Mehdi, et Nath a été assistée d’une oeunologue et d’un géomètre! Je trouve que c’est la classe :p

Alors bien entendu je n’ai pas encore TOUS les résultats de ces deux jours de travail intensif, Nath est humaine et a d’autres occupations, mais elle m’a déjà retouché quelques clichés, ce qui me permet une petite preview. J’aurais bien voulu vous montrer comme elle m’a faite jolie dans ma robe en latex, mais à la place me voici sur le coin cuisine de Guillaume. De toute façon ce n’est pas comme si quelque chose m’empêchait de vous montrer d’autres photos à part. Je suis over-fan.

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Lady D: True kitsch…

Bookée moins de vingt-quatre heures à l’avance (très fort), courte séance cet après-midi sur Lille dans une chambre d’hôtel prêtée pour une heure, sous les appareils et flashs de Seth et de Laurie. Une chambre à thème, celui de Lady Diana, du pin-up rétro bien kitsch comme on l’aime, donc. Deux tenues, une très « femme mûre » avec corset, jupe crayon et petite veste Adam pour Eve qui a toute une histoire, et l’autre bien plus joyfull avec ma petite robe rouge à pois que j’ai enfin réussi à caser quelque part. L’occasion, aussi, de sortir pour la deuxième fois mes bas nylon (oui, ceux que je vous ai peut-être ramenés en séance sans oser les sortir de peur de les abîmer) assortis à ma nouvelle couleur (ça faisait un moment que je voulais repasser aux roux et ce mois-ci était idéal pour une petite transformation). Ben c’était bien. C’est fou comme à chaque fois que j’essaie quelque chose de nouveau (le latex, les corsets, les bas nylon), les paroles des convertis que je connais me reviennent en tête et je me dis « ah ouais, ils ont raison quand même ». Le vrai nylon, c’est bien mieux que les dim’up.

Trève de conneries voilà un aperçu:

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Vous noterez au passage que le corset, c’est un underbust de chez Volute. Caro, merveilleuse, me l’a vendu à prix proto il y a quelques temps, et le goût pour le vintage que je développe ces temps-ci m’a fait le choisir moins pour sa coupe très très avantageuse que son vichy noir et blanc un peu rétro, constellé de jolis papillons. J’aime les papillons. Et je compte bien remercier la gentillesse de ma préférée en lui envoyant régulièrement de jolis clichés de son bébé, un peu comme on envoie des photos des chatons à la fille qui nous les a donnés et à son Ju de temps en temps, pour leur dire qu’ils vont bien, leur donner de leurs nouvelles. D’ailleurs elles sont adorables. Elles m’ont fait des papouilles pendant deux bonnes heures quand je suis rentrée de Belgique. Mon colloc assure que je leur ai manqué, en tout cas c’était très mignon.

Eric Bonzi

Cette semaine, c’était mon second passage en Belgique. Eric Bonzi m’a gentiment accueillie chez lui pour deux jours de séances photo, et malgré un peu de poisse (un type qui s’est suicidé devant mon train à un seul arrêt de Charleroi, et le fait qu’on était tous les deux malades), tout s’est merveilleusement bien passé. Mon fort fort enthousiasme teinté de l’éternelle inquiétude sur le fait d’être à la hauteur dont je fais toujours les frais les veilles de shoot m’ont tenue suffisamment en forme, et la simplicité et l’humour du Monsieur m’ont tout de suite mise à l’aise. Je suis donc trèèèès très contente de cette rencontre, et j’ai hâte d’y retourner, surtout quand je vois les clichés qui en sont sortis.

La série commence avec ma nouvelle jolie robe en latex HedonyDesign. J’en profite pour faire une parenthèse à propos de cette robe, le modèle Marilyn, dont je suis la première acquéreuse, mais certainement pas la dernière, à mon avis. Le latex, super doux, en chauffant au contact du corps, devient comme une seconde peau, et c’est grisant de voir cette matière brillante gainer nos formes pour en dévoiler le meilleur. On regrette de devoir l’ôter…

Me voilà donc en domina mettant à mal un pauvre ourson :

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Puis Eric m’a fait porter une de ses tenues, en latex également, mais plus épais, et j’ai eu droit à ses compliments pour avoir réussi à la fermer seule. Chic. Et on remercie l’éventail prêté par le colloc qui va très bien avec le col montant :

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Succéda une jolie soubrette latex également prêtée par Eric -j’en vois déjà, au fond, sourire en coin en se disant que j’aime décidément beaucoup ce rôle; ne fantasmez pas trop!- et mon premier shibari.

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Ensuite, j’ai vu qu’il y avait dans le studio une balançoire conçue pour des jeux d’adultes, et y mettre une espèce de petite princesse pleine de froufrous m’a semblé une idée amusante, reprise le lendemain avec une tenue un peu différente, suivie d’une série de portraits avec la parure de bijoux A Mon Seul Désir patiemment confectionnée par Constance que je tiens à remercier ici pour sa gentillesse, et d’une série entre le pin-up et le boudoir. On n’a pas eu le temps de faire tout ce qu’on voulait, mais pas grave : c’est un bon prétexte pour revenir ;)

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Preview Vortigen

Reçue hier soir, la première photo retouchée de mon shoot avec Vortigen. Le thème apparaissant sur nos deux pages « projets », on s’est tournés naturellement vers du Luis Royo. Eh bien c’était très bien, j’étais déjà très contente des brutes, et en plus je suis contente d’avoir fait la connaissance de Fred qui sait rire tout en travaillant, ce qui est l’ambiance idéale selon moi.

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Le joli petit pont

Mais si, souvenez-vous, je vous ai parlé de ce petit pont de pierre. Il est situé dans les Ardennes belges et je suis tombée amoureuse de lui il y a quelques temps, quand j’ai bossé avec Walter Barthélémi. Je suis sûre de vous en avoir parlé.

La faute aux enfants d’un couple de touristes qui jouaient non loin de là, nous n’avons pas pu profiter de la meilleure lumière pour le prendre en photo, mais j’ai quand même tenu à l’utiliser. Mettons que ce soit mon caprice de la journée. Enfin voilà ce qu’on a pu en faire. Finalement le peu de lumière lui donne un petit côté dramatique, dans l’histoire que je me raconte on imagine aisément une troupe de cavalier à la poursuite de la nymphe blottie là à se dissimuler et à guetter le bruit des sabots.

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Le piano abandonné

Un article sur ce piano, sur le blog de Niiv, m’a donné envie de vous en montrer cette photo prise par Lacrimae et arrivée au courrier de ce matin, avec Luthiaë vue de dos, et moi allongée sur l’instrument…

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Je suis contente. De la tristesse du saccage naît ici une sorte de frénésie, de folie même, un cabaret fantôme un peu burlesque aux allures de ces cirques d’antan qui effraient certains enfants. Il ne retrouve pas sa beauté d’antan, mais c’est une autre vie, d’autres émotions, d’autres sentiments. Peut-être que ça aussi, c’est une façon de parler de renaissance…

Paris, France | "L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité." Oscar Wilde