Archives pour la catégorie Tournages

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+Vicious+

J’étais très heureuse, il y a quelques mois, d’avoir l’occasion de donner un coup de patte à Ludovic Winterstan en figurant dans sa dernière vidéo. J’aime l’homme, j’aime sa marque, j’ai son esprit, j’aime sa créativité, j’aime ses valeurs, et ça depuis des années.

J’ai été encore plus contente quand je suis arrivée sur le plateau et qu’il a expliqué de quoi parlait sa vidéo, à savoir : la place des femmes dans le milieu de la mode.

C’est brillant. Je vous laisse découvrir.

Ludovic Winterstan : + VICIOUS + from Bastien Sablé on Vimeo.

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Paradoxe – genèse

Certains projets sont importants.

Ils mûrissent. Ils attendent leur heure. Patiemment. Ils voient une main se tendre, puis une autre, mais ils attendent le bon moment. Le kairos. Et un jour, ceux qui les porteront sont prêts. Alors les projets sortent de leur tanière, et ils les empoignent. Entendons-nous bien. Ces projets-là, ce sont eux qui empoignent leurs créateurs, et non l’inverse.

Avec mon ami Luther, on a commencé plusieurs projets au fil des ans, sans qu’ils aboutissent. Sans même qu’ils quittent le stade du rêve. Et cette année, on a décidé que ça suffisait. J’ai tapé du poing sur la table et j’ai dit : « Let’s beat Resistance ». Et c’était le bon moment, alors ça a suffi. Nous nous sommes mis au travail et nous avons rendu les choses possibles.

J’ai trouvé des piliers. J’ai recruté des compagnons. J’ai découvert un volcan dormant et je l’ai convaincu de venir s’éveiller pour nous, et tellement d’autres choses. On a trouvé de la cohésion, de la combattivité et du soutien mutuel. On s’est constitués en équipe et ce qui en est sorti a beau n’être qu’un début, qu’une ébauche, c’est notre ébauche.

Paradoxe est une web-série d’urban fantasy qui a commencé à naître cette semaine. La suite est déjà entamée, de toutes les façons auxquelles vous pouvez penser, et on devrait commencer à diffuser cet automne.

En attendant ça, on compte vous spoiler, mais pas trop, sur la page du projet, accessible en cliquant sur les photos (prises par notre super Samantha Meglioli).

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Shibari study – Butterfly harness demo

Le site de tutoriels de shibari de Gorgone, « Shibari Study« , a une date d’ouverture annoncée : elle serait pour le 15 avril, et on peut déjà s’y inscrire .

Pour achever de vous convaincre, des démos de suspension sont révélées petit à petit, et parmi celles-ci, on trouve moi en yogi dans le Butterfly harness, ce qui me donne un fabuleux prétexte pour vous en faire la promotion.

DEMO FLORENCE – Shibari Study from Shibari Study on Vimeo.

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Les torpilles à photons

Vous vous rappelez qu’il y a environ deux ans, nous nous sommes réunis pour tourner la première moitié de la saison 1 de Spacefleet ? C’était quand j’étais un bébé actrice (bon, disons que maintenant je suis un enfant actrice, parce que toutes proportions gardées j’ai passé plus de temps à écrire qu’à jouer cette année. Ce qui est cool.), et la post-production (Fred) a finalisé ces jours-ci l’épisode 2. J’y incarne le capitaine Freeman,  à la coupe de cheveux aléatoire.

On espère que ça vous fera rire. Moi j’ai beaucoup aimé le tourner. Je pense que les autres aussi.


SpaceFleet Episode 02 Saison 1 by SpaceFleet

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Shibari Study

Je suis assez heureuse de vous annoncer l’ouverture prochaine du site « Shibari study« , l’un des projets de la sensationnelle Marika aka Gorgone, que j’affectionnais déjà beaucoup pour tout son travail sur Study on Falling.

Et là, j’ai pu participer à l’élaboration du contenu dudit nouveau site, puisque j’ai servi de modèle pour certains des tutoriels vidéo qui y seront présentés. Un petit aperçu :

Backstage DAY 2 – Shooting for the Shibari Tutorial • Demo with @sirithil using the Butterfly Harness !

Une vidéo publiée par Marika Leïla Roux aka Gorgone (@marika.leila) le

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Guindala production – Nathanaël FRILOUX – Mathias Rozpendowski – Naïché Caudron – Jean Christople Lion

En attendant l’ouverture définitive du site, vous pouvez toujours aller liker la page Facebook afin de vous tenir au courant des prochaines updates !

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Hery Luck, tournage et kinbaku

L’article d’aujourd’hui est un peu particulier, attendu que je compte à la fois vous raconter ma vie et partager des réflexions que j’ai eues.

Donc, il y a quelques semaines, Alex Bakushi m’a appelée pour me parler d’un projet de clip (de rap) pour lequel il avait été sollicité. L’artiste, Hery Luck, avait écrit une chanson parlant… de shibari. Il était donc question de réaliser un clip contenant du shibari. La chance a voulu qu’il existe dans le monde (et l’entourage d’Alex) une jeune fille qui soit à la fois comédienne, modèle de shibari et dont le physique convienne à la prod : c’était moi.

Donc je suis allée au studio rencontrer l’équipe, et j’ai basiquement passé la journée à me faire attacher. Le fait est que la chanson était plutôt bonne, ce qui est rassurant dans la mesure où elle nous est restée dans la tête à tous, et surtout, assez juste bien que son auteur ne soit pas lui-même pratiquant de kinbaku. En bonne féministe et militante pour la démystification de cette pratique, j’ai apprécié d’y entendre parler de consentement, de lâcher-prise, et même du sub-space, pas en ces termes bien entendu, mais les notions essentielles étaient présentes, et ça m’a fait plaisir.

Là où c’était une expérience conceptuellement intéressante, c’est que j’ai mêlé deux pratiques qui ont un impact fort dans ma vie : le jeu et le fait d’être attachée. Les deux requièrent du lâcher-prise, mais nettement pas le même degré ni de la même nature. Cela m’a ramenée à une conversation que j’avais dernièrement avec un autre attacheur : mes premiers contacts avec l’univers du shibari, il y a bien des années, se sont faits dans le cadre de séances photo avec des photographes, où donc l’aspect esthétique était essentiellement ce qui était recherché. À cette époque, même attachée, même suspendue, je ne lâchais jamais plus que lors d’une séance photo ordinaire. J’étais toujours en contrôle de la moindre de mes sensations, et dans une approche finalement très technique de la pose. Puis, j’ai découvert la place des cordes il y a peut-être deux ans, et avec elle les autres intérêts du shibari : l’aspect érotique, le plus médiatisé, de la chose ne m’avait évidemment pas échappé, mais découvrir la façon dont je le pratique aujourd’hui et qui se rapproche d’une forme de yoga à deux ou de méditation a été une révélation. L’échange entre rigger et modèle donne corps à une véritable forme d’intimité, que je pourrais à nouveau rapprocher de certaines séances photo particulièrement réussies, mais avec une notion de confiance mutuelle bien plus poussée, et la charge de l’action largement plus sur l’attacheur que sur le modèle.

Le jeu, lui aussi, m’a ramenée à la pose d’une façon inattendue, en ce que mon approche de la pose consister à jouer sans paroles. Néanmoins, le cerveau ne s’éteint pas dans le jeu ou la pose comme il peut le faire dans les cordes. Le fait est que le shot d’endorphines délivré pour résister à la pression des cordes lorsqu’on est en suspension libère des émotions qu’on n’a pas l’habitude d’assumer en public, et que la pratique du kinbaku joue également en grande partie sur cette notion de gêne. Cela dit, l’étrange, ce n’était pas tant d’avoir un public que d’avoir à intéragir avec ce même public alors même que j’étais dans les cordes, une position où le seul canal de communication que je suis habituée à avoir circule entre l’attacheur et le modèle – moi en l’occurrence.

Ça m’a fait vraiment plaisir d’avoir cette expérience, parce qu’elle m’a permis de réellement formaliser la différence entre deux pratiques que je classe dans ma bibliothèque d’arts méditatifs personnelle : les cordes d’un côté et la pose / jeu de l’autre. C’est drôle parce que là où dans le shibari le corps est dans l’acceptation totale de ce qui se passe – J’ai envie de reprendre cette phrase trouvée sur le site de Marika, aka Gorgone« Nous pouvons chercher le point de rupture dans lequel le corps tombera vers le haut, dans une extension plutôt que dans un repli. Une intense inspiration plutôt qu’une débâcle. Dans cet espace, entre le haut et le bas, la gravité devient une grâce. » -, où, donc, l’état de semi-transe est plus profond, quand je joue, je suis dans l’action. Et cette journée-là, il fallait trouver une sorte de point entre ces deux postures. Garder davantage de contrôle tout en gérant la nécessaire descente d’endorphines à la fin, au moment où l’on détache, un paramètre qui n’existe pas, ou si peu, en séance photo ou en tournage classique.

Et… C’était très intéressant, et presque un moyen pour Alex et moi de faire plus ample connaissance de façon très accélérée.

(Photos : Nawa Kitsune)

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Déclics – Version courte

Je vous parlais cet été d’un shooting chez Julie de Waroquier pour le tournage du pilote d’une future émission en projet, qui présenterait des photographes inspirants. Ce projet est porté par NoliTa Prod, et si une version longue où on nous verra nous exprimer plus précisément sur notre façon de travailler – et de travailler ensemble -, je peux déjà partager ce trailer avec vous.

DECLICS Julie de Waroquier from Florence Rivières on Vimeo.

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Je suis un pas

Le film de Fred Egea pour le Nikon festival, Je suis un pas, est enfin sorti, in extremis pour la publication.

Avec ce film, nous avons voulu explorer (en 140 secondes), l’ambivalence d’un geste, parler de timidité et de difficulté à sauter le pas quand il le faut, mais aussi et surtout, nous avons essayé de montrer l’homophobie ordinaire, ce à quoi elle mène, et les ravages qu’elle peut causer.

Vous pouvez nous soutenir (c’est toujours sympa), mais en ce qui me concerne je suis surtout super contente des progrès que j’ai fait. J’espère que le film vous plaira autant que nous avons eu de plaisir à le réaliser, parce que c’était beaucoup (si si) !

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Florence Rivières & Jordan-V. Territorio
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Aurélie Vigent & Florence Rivières
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Benjamin Dupiech, Aurélie Vigent & Florence Rivières

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Etreintes therapy

Chers tous,

Comme vous le savez ou pas, ayant terminé mes études de philosophie, j’ai rejoint un nouveau cursus, qui correspond à ce que je souhaite faire, pas de ma tête cette fois (ce qui était déjà pas mal), mais de ma vie. Je suis donc depuis octobre une formation professionnelle d’acteur. C’est une formation chouette, qui me force à travailler le jeu théâtre que je n’ai pour ainsi dire jamais abordé, et plusieurs fois par an, la classe se répartit en petits groupes qui doivent, en temps limité, écrire et monter un spectacle. Comme ils ont envie qu’on fasse comme si c’était la vraie vie, on a dû également s’occuper de la communication autour du spectacle, et comme j’étais la plus expérimentée en « image », eh bien c’est moi qui m’y suis collée.

Voici donc l’affiche d’Etreintes therapy, une pièce de hipsters.

PS : Oui, il y a l’adresse d’une des antennes de mon école, mais ne rêvez pas : on est protégés des spectateurs intempestifs par un digicode :D

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