Archives pour la catégorie Tournages

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J’ai écrit un film à propos de fantômes et de thé, et j’en ai tourné une des scènes en Biélorussie, au puer club. Si vous passez par Minsk, rendez-vous service, allez-y (et demandez-moi les autres adresses).

J’essaie de ne pas trop spoiler, mais j’ai un peu envie de partager cette petite pépite de fin de dernière prise avec vous.

Time Warp – Teaser

En août, j’ai joué dans Time Warp, la web-série de science-fiction de La Prof. Time Warp c’est drôle, c’est fait par des gens bien de part et d’autre de la caméra, et ça explose ton test de Bechdel.

Que demander de plus à part un teaser qui casse des genoux et des plans que je ne me rappelle pas avoir tournés parce qu’on m’avait fait passer en hyperglycémie ? (« Une date de sortie ? ») Chut.

Minsk ne croit pas à la jalousie

« 2025. La possessivité amoureuse a disparu, mais pas le capitalisme », ça sonne un peu comme si j’avais deux marottes, ce qui n’est pas tout à fait faux, mais en vérité, si quand notre prof Igor nous a demandé de préparer des parodies de publicités – oui, ce que vous vous apprêtez à voir est un film étudiant – j’ai tout de suite pensé à faire un truc sur le polyamour, il est apparu assez vite à l’écriture que ça ne parlait ni de polyamour ni de jalousie, cette chose-là, mais de la façon dont la culture qui nous environne influe sur notre façon d’envisager la vie.

Et aussi de coupes budgétaires parce que sinon, soyons honnêtes, je ne vois pas pourquoi les membres de l’agence de pub se retrouveraient à jouer – DEUX rôles, pour certaines – dans leur propre production.

Voilà, ce n’est ni parfait ni incroyable, mais ça existe, ça m’a fait rire et les choses qui existent ont le droit d’être montrées.

Ce dont moi, tout ça me donne envie de parler, c’est à quel point j’aime ça – faire des projets un peu en marge, quand les gens acceptent d’être un peu fous avec moi. Me retenir de citer Lordon quand je leur demande un peu de leur puissance d’agir. Être centrée, en fait, alignée – même au milieu du rush parce qu’on n’a qu’une heure pour tourner la scène et que tout le monde est sous l’eau en permanence, même quand je fusionne des plans parce qu’il faut, mais être là à faire un truc et à expérimenter. Et c’est ça le truc – je crois que c’est dans les marges que je m’autorise le mieux à exister et à expérimenter.

Je ne sais pas. Je pense que ce n’est pas forcément grave. Ça m’a fait les aimer, et j’aime ça, aimer les gens.

Deirdre – Le dernier post-it

Vous savez ? Celui que vous arrachez comme un pansement. Vous n’y croyiez presque plus, et le jour où vous le retirez vous découvrez comme votre peau (ou le bois de votre meuble) a changé dessous, et surtout vous découvrez l’espace libre qui se libère dans votre cerveau et une tension que vous aviez cessé de remarquer se libère d’un coup.

Ceci est le dernier épisode tourné de la série Paradoxal, il s’appelle Deirdre, il introduit des actrices dont c’était le premier tournage, et c’était important de le sortir, ne serait-ce que pour cette raison.

Astrum Argentum

En ce moment je lis Dare to Lead de Brené Brown. Ce livre m’est incroyablement utile sous un grand nombre d’angles différents, et dernièrement je me suis pliée à l’un des exercices qui consistait à isoler deux core values au sein d’une liste – une très longue liste que je me suis chargée d’allonger encore.

Et c’était terrible parce qu’une fois virées les valeurs qui ne résonnaient vraiment pas – comme Beauty, Family, Career, Tradition ou Patriotism, je me suis retrouvée avec beaucoup de valeurs qui étaient importantes pour moi et avant même de débuter la phase où je marchandais (« Oui, mais finalement je ne pense pas que vulnérabilité et courage puissent exister l’une sans l’autre donc est-ce que je ne pourrais pas… »), avant celle où j’isolais ce qui, de la liste mais surtout dans ma vie, était moins une valeur qu’une qualité que j’avais / une qualité que j’avais envie de développer / un mode d’application d’une autre valeur / autre, il a fallu que j’admette que certaines valeurs étaient prioritaires sur d’autres, à mes yeux, dans ma vie. Et pour quelqu’un dont le motto habituel c’est « choisir c’est pour les autres », il faut avouer que ça n’allait pas de soi.

Je ne vous donne pas mon résultat final mais un mot qui est resté en lice très longtemps, c’est le terme « pugnacité » – persévérance en réalité, mais on sait tous ce qu’il en est de ma persévérance – et je crois que le projet Paradoxal exemplifie bien pourquoi.

We don’t give up.
We don’t walk away.
We don’t let people down.

People letting us down are not an excuse to stop.
We only have one episode left to get out before our jobs are done.
We hold onto it.

We finish things.

(Je voudrais en profiter pour remercier Gautier qui est quand même vraiment mon meilleur complice à tous les niveaux, parce que ce serait beaucoup plus difficile de rendre justice au travail de cette équipe sans lui.)

Le Magicien

Chez moi, au Maquis, il y a un montant d’étagère couvert de post-its, eux-même couverts de listes de tâches. Chaque post-it correspond généralement à un projet et est souvent partiellement stabiloté.

L’une de mes occupations favorites est de détacher des post-its de cette étagère.

Le post-it de Paradoxal n’est pas encore prêt à être détaché – mais, et ceci très officiellement, plus de la moitié de ce qui a été tourné est aussi terminé et sorti. Et ça c’est beau.

Comme pour l’épisode 1, il y a deux versions de l’épisode 2, dû aux reshoots des scènes avec Viviane ; ce ne sera pas le cas des épisodes 3 et 4, qui seront les finaux et sortiront… quand ils pourront 🙂

Spacefleet S1E3

Je suis la violence de ton jeu de 2015, propulsé avec vivacité et précision en direction de ton nez quatre ans plus tard.
Je suis le souvenir des journées de tournage géniales avec les copains, et des rencontres aussi.
Je suis la preuve que face aux retards de post-prod, le désespoir est futile.
Je suis l’épisode 3 de la websérie Spacefleet, et je me nomme « La chirurgie esthétique ».

Requiem

Ce projet de requiem, PH m’en parlait déjà à notre toute première rencontre. C’est à cette occasion que j’ai appris que Mozart était mort en laissant son Requiem inachevé, que Süßmayr en avait proposé une fin, et que j’avais devant moi un compositeur assez fou pour s’attaquer à la composition d’une alternative. Quelques années plus tard, la partition était terminée et jouée à la Philarmonie de Paris, et elle méritait bien un teaser, que j’ai eu envie de réaliser (en partie avec mes propres images, en parties avec celles qu’Oxymore et Harmonia Mundi ont accepté que nous utilisions). Et c’est Eudes Quittelier qui s’est chargé d’étalonner tout cela !

Il était une fois

Certains projets mettent tellement de temps à sortir qu’on se dit en les voyant « Tiens, un revenant ! ». C’est le cas de Paradoxe, qui s’appellera désormais Paradoxal urban fantasy suite à un vote citoyen au sein des membres de l’équipe. Elle nous en aura fait baver cette série – et d’ailleurs, si pour la majorité d’entre nous c’est fini, j’ai envie de saluer le courage du compositeur et de l’ingénieur du son en charge du mixage, qui ont encore trois épisodes et une scène à finaliser.

Je devais simplement jouer et « organiser » (en réalité produire, heureusement que je suis une adepte acharnée du « apprendre en faisant »), et finalement… Gautier m’a dit, à un moment donné « En fait c’est très étrange mais puisque le réal est parti et que tu te retrouves avec toute la charge de travail, tu deviens de fait la réal… de post-prod. » Ce qui est un poste qui n’existe pas, et pourtant il fallait bien le tenir, faute de quoi tout le monde aurait travaillé pour rien. C’était une expérience étrange que de se retrouver à la DA, mais avec une matière première déjà existante, donc imposée.

Toujours est-il qu’on a enfin un épisode 1 à vous montrer.

L’épisode 1 :

Le pilote de l’épisode 1 :

La raison pour laquelle on a commis deux versions de l’épisode 1 (et cette explication vaudra aussi pour l’épisode 2), c’est que le personnage de Viviane a eu deux interprètes au début de la série. Or, déjà choisir c’est pour les autres… et ne pas utiliser la scène avec Marion, c’était aussi se priver du plan sur Justine de l’épisode 1 pour lequel elle a attendu beaucoup trop longtemps pour que ce soit acceptable. Voilà pour les explications !

Quand j’ai décidé de prendre mon mois de décembre à monter tous les épisodes, c’était surtout pour ne pas laisser tomber à l’eau les 9 jours de travail d’une grosse vingtaine de bénévoles. Et puis, « Terminer, publier, oublier » est un autre motto qui m’est cher. Ça a été un projet chaotique, dans des conditions qui ont été un tas de choses mais certainement pas idéales, mais on l’a fait et le début est là. Personnellement, j’y attache surtout l’importance des rencontres et des choses que tout ça m’a appris – et c’est déjà pas mal.

Alors j’espère qu’il vous divertira un peu !

Stéréotypes Busters

L’interconnexion des milieux et des projets audiovisuels semble porter en elle-même cette simple loi : plus on tourne, plus on tourne. C’est pour ça qu’en terminant l’un des tournages de SVVD, j’ai rejoint notre script, Maxence Fossat, sur son autre projet : ce court-métrage pour le concours Stéréotypes Busters. On était en terrain connu puisque la totalité des techniciens ont au moins déjà travaillé sur la websérie : Gautier Seguin au son, Cédriane Fossat et Raphaël Firon en directeurs de la photographie.