SVVD, l’épisode final !

Cela fait si longtemps que beaucoup ont cru que l’épisode 11 de Sans Vouloir vous Déranger était le final, une conclusion de fin de saison qui nous informerait que les polyamoureuxes sont avant tout des personnes ayant un kink organisationnel et rêvant de Google Agenda une nuit sur deux.

C’est vrai, cependant.

Mais c’est avant tout une série sur la prise de confiance en soi, et parfois vouloir apparaître comme un.e bon.ne polyamoureuxe n’est pas une bonne façon de l’être.

Je vous laisse avec la fin de cette série. J’ai beaucoup appris en la faisant. J’espère que vous aimerez ce projet patchwork, avec son imperfection. Si vous ne vous souvenez pas du début, vous pouvez revoir (comme disent les bourgeois car allons, on ne voit pas SVVD, on la revoit) la saison 1 et la saison 2.

Sans vouloir vous inonder

Où je réalise que, depuis des mois, on termine des épisodes de la saison 2 de Sans Vouloir vous Déranger, on les envoie aux contributeurices via Kickstarter et Tipeee, mais ils n’atterrissent jamais… ici.

C’est une excellente occasion, cependant, de vous donner des nouvelles. Onze épisodes sur douze sont terminés et en ligne, nous n’attendons plus que le son du douzième, qui va demander encore un peu de patience puisqu’il implique une composition originale. Mais il se murmure dans les cercles autorisés que des nouvelles devraient arriver à un moment cet automne. En attendant, il est de bon ton de rassembler le reste de la saison ici.

J’ai appris énormément de choses, et la principale aura été, pour la saison 3 ( ! ) et en règle générale, d’arrêter de confondre écrire ce que je veux et écrire ce que je pense pouvoir réaliser. L’histoire d’Estelle et de Solène n’est pas terminée, et je compte bien vous offrir une véritable fin ; nous verrons quelle forme elle prendra le moment venu.

Geek Faeries 2019

Comme l’an dernier, les têtes blondes (non) du Vrac m’ont convaincue d’aller me compromettre au milieu des épées en mousse et des autres créateurs, et force est de constater que j’en redemande.

Photo : Bulle
Photo : Bulle

Comme l’an dernier aussi, nos voisins de stand m’ont permis de me faufiler dans la projection du samedi soir, mais contrairement à l’an dernier, j’avais préparé à l’avance un teaser de la saison 2 de Sans Vouloir vous Déranger :

Sélection au webisode film festival

Bonjour !

Il s’avère que Sans Vouloir vous Déranger, dont la saison 2 est en cours de post-production, a été sélectionnée au Webisode film festival, qui se tiendra à Houston fin avril.

Comme un peu toutes mes tentatives en festival, je l’ai faite sans trop croire à une sélection mais en me disant qu’il serait plus bête de ne pas le faire que de le faire. Pour vous donner une idée, je m’en aperçois maintenant alors que le festival m’a notifiée il y a… un mois. Ahem.

Autant vous dire que c’est la joie !

Second miroir

J’ai fait du montage aujourd’hui.

Pas ce matin, tôt ce matin j’écrivais. Mais le reste de la journée, c’était du montage – l’épisode final de Sans Vouloir vous Déranger. La plupart des gens avec qui j’en ai parlé semblent penser que ce doit être l’étape la plus désagréable pour moi – ce qui est le cas.

Monter les images où on apparaît soi-même, c’est quelque chose à quoi je ne connais aucun comédien qui ne rechigne. Dans ce cas particulier c’est me confronter une nouvelle fois, et à mon image, et à mon jeu, et à mon scénario. L’un des plus intimes jusqu’ici – si pas le plus intime. Nous verrons. Je n’ai pas fini. Tout a encore le temps de se casser la figure et d’être reconstruit trois fois.

Mais si cette violence, celle de la confrontation, que j’avais décrite dans L’Art de la Pose, est ici décuplée et multipliée par le nombre de tableaux sur lequel elle s’exerce, je pense encore qu’elle est bonne. Parce que j’aurai toujours ce moment d’autodétestation, même quand je ne fais pas exprès d’être ridicule – surtout dans ce cas – au début, mais je me mets quand même au travail, aussi inconfortable soit-il, épisode après épisode après épisode.

Elle est bonne parce que le mouvement de recul, de dégoût, de peine et de colère en me voyant et en m’entendant a beau arriver à chaque fois, je le balaie chaque fois un peu plus vite. Elle est bonne parce que chaque moment que je ne passerai plus à me laisser distraire par mes (nombreuses) imperfections sera un moment de plus passé à perfectionner ce qui peut l’être. Encore, et encore, et encore. Et elle est bonne parce qu’elle me sert à voir que c’est ce que je fais maintenant, ce que nous faisons – we show up.

Alors, je reviendrai demain.

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Sélection au FIS-MED

Dans les bonnes nouvelles : il y a quelques temps j’ai monté , en une dizaine de minutes, ce trailer absolument improvisé. Je l’avais fait parce qu’un ami m’encourageait à présenter la saison 1 de SVVD à un fesival, le FIS-MED (Festival Internacional de Series Web) pour sa seconde édition à Medellín.

Et ce soir, alors que j’avais presque oublié avoir candidaté, j’ai reçu la nouvelle : on  est sélectionnés ! Quelle que soit l’issue de la compétition, c’est déjà quelque chose à quoi on ne s’attendait pas, et certainement pas si tôt dans la vie de la série.

Laurel episodio 2

Donc, voilà : en résumé, nous sommes heureux.

Sur tous les fronts

Je crois que je me sens heureuse, en fait. Ça m’a frappée hier matin, cette pensée. Je revenais d’emprunter un sweat-shirt Sea Shepherd, j’avais mes documents de tournage fraîchement imprimés dans les mains, je remontais vers chez moi pour répéter SVVD (comme on recommence à tourner demain, autant vous dire que de la répétition, on en bouffe en ce moment. Dialogue-type : « Et attends, épisode 12 j’ai un SUPER LONG monologue en plan séquence travelling. » « Mais… C’est pas toi, la scénariste ? Pourquoi tu fais ça ? »), et j’ai soudain réalisé que cet ensemble, le soleil, l’odeur du papier, les courbatures et l’excitation, c’était quelque chose que j’avais envie d’appeler le bonheur.

Et puis le soir j’avais cette conférence chez Objectif image Paris, organisée par Nadir Merkal qui a suivi le projet de L’Art de la Pose depuis ses débuts. J’avais décidé que pour une fois, je n’écrirais pas toute mon intervention mais juste des lignes directrices, et qu’on verrait bien. C’était, de mon point de vue, un échec conférencier, mais une réussite humaine – peut-être qu’il va falloir admettre à un moment que je suis plus à l’aise pour parler avec les gens que pour parler aux gens, mais enfin ça se travaille et c’est ce que j’ai fait hier soir grâce à la bienveillance des personnes présentes.

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Et puis, il y a cet article paru sur Le Figaro Madame au sujet du polyamour où je suis citée, et où un lien vers l’épisode 1 de Sans Vouloir vous Déranger est présenté. Évidemment, s’agissant d’un média mainstream, on reste un peu en surface et certains raccourcis n’ont pas pu être évités, mais on retiendra de cette expérience que j’ai réussi à faire placer les mots « anarchie relationnelle » dans Le Figaro, ce qui me remplit de joie quoi qu’il arrive.

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Et ça tombe bien, parce qu’il reste jusqu’au 21 avril à 11h30 je crois bien, pour faire financer la tournage de la saison 2.

L’état du monde est de plus en plus atroce, mais bizarrement l’état de mes projets, ça va.

On se reparle vite ? 🙂