Poltred

J’étais aujourd’hui chez Poltred à Lyon, en compagnie de Julie de Waroquier pour discuter de L’Art de la Pose, et plus généralement de modèles et de séances photo.

L’échange a été riche, autant entre nous deux qu’avec le public, l’endroit a un peu gagné mon coeur et je me suis même permis le luxe de quelques slides peu académiques.

Geek Faeries 2019

Comme l’an dernier, les têtes blondes (non) du Vrac m’ont convaincue d’aller me compromettre au milieu des épées en mousse et des autres créateurs, et force est de constater que j’en redemande.

Photo : Bulle
Photo : Bulle

Comme l’an dernier aussi, nos voisins de stand m’ont permis de me faufiler dans la projection du samedi soir, mais contrairement à l’an dernier, j’avais préparé à l’avance un teaser de la saison 2 de Sans Vouloir vous Déranger :

WTF Fest

Iffic m’a proposé de participer à une non-exposition, sur le What the Fuck Festival, au cirque électrique. Le concept : on prend des gens en photo directement sur le festival, on les imprime sans passer ni par Lightroom ni par Photoshop, directement, et on les accroche sur une corde à linge (ok, sur une corde à shibari avec des pinces à linge.) J’étais en compagnie d’Amaury Grisel et de Niko « Ombilik » de son pseudo. Et l’ambiance était très chouette. Alors, voilà quelques-unes de mes favorites.

(Oui, j’en ai profité pour donner la chasse aux cicatrices, mais même pas tant que ça.)

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Geek Faëries 2018 – Les Souverains et un peu de SVVD

On pourrait, vu mon assiduité en convention des… cinq dernières années,  s’étonner de ma présence aux Geek Faëries de cette année. J’en suis la première étonnée, mais il faut attribuer la paternité de cet événement à Xander et plus globalement au Vrac ; on y présentait la saison 2 des Souverains, dans laquelle j’ai joué un personnage l’été dernier. On y écoutait aussi en boucle la musique du teaser de la saison 1 :

Mais, en fait, outre le fait d’être avec des gens bien et juste à côté du stand des Seigneurs d’Outre-Monde, je voudrais saluer la bienveillance de tout le monde dans le quartier des webséries. L’un des arcs scénaristiques du week-end aura été, pour moi, une sorte de reboot de The Art of Asking sous forme d’escape game grandeur nature. Une cascade d’événements impliquant entre autres les créateurs de Roleplay That Movie, le créateur des Comptines Barbares et plusieurs assistants réal’ de SVVD, je me suis retrouvée à présenter un teaser de la série monté en vingt minutes derrière le stand juste avant la nocturne et à la présenter au débotté.

Du coup, j’en profite pour vous montrer… le nouveau teaser !

Je n’ai pas réussi à intégrer un lien vers leur série à mon histoire, mais je voulais aussi signaler un gros coup de coeur pour l’équipe de Paradigma, dont le travail est plein de promesses, et le genre de promesses qui me plaisent beaucoup : la profondeur camouflée sous l’humour, notamment.

Ce post est finalement assez peu utile, si ce n’est mon envie de remercier ceux qui ont fait de ce week-end ce qu’il a été, et, d’une manière générale, tous ces gens qui sont, pour moi et les autres qui sont comme moi, des occasions de moins s’excuser.

Merci, et ravie. (#Eravis) (#humourdefan)

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Le vernissage

Voilà donc en fait organiser une expo c’est compliqué. Je vous le dis, je vous préviens : ça l’est.

Heureusement que, pour la release party de L’art de la pose, j’ai pu compter sur l’accueil de l’Atelier d’en face et l’aide (précieuse) de Fabien Hamm, parce que sinon vous seriez arrivés pour me trouver en PLS dans un coin et des tirages éparpillés autour de moi. Mais comme j’ai été vraiment super bien entourée par tous ces gens, ce qui vous attendait à l’entrée c’était ça :

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Oui parce qu’une release party toute simple c’est vulgaire, je voulais donc organiser une exposition éphémère pour remercier les photographes qui avaient une ou des images dans mon livre. Parce qu’il n’existerait pas sans eux non plus. La logistique étant ce qu’elle est, j’ai eu la moitié d’entre eux, mais rien ne nous empêche d’organiser d’autres événements, plus tard, et je suis déjà réellement heureuse de ce qui a été accompli.

Dans l’une de ses désormais célèbres newsletters, Anaël Verdier écrivait ceci : « Chaque fois qu’un livre n’est pas fini, chaque fois qu’un livre n’est pas diffusé, c’est une souffrance et une victoire de la peur d’exister. » J’ai rarement été aussi consciente de la vérité contenue dans ces quelques mots que ce soir.

Vingt fois dans la journée, j’ai dit « Mais sinon, on annule ». J’avais peur qu’on ne réussisse pas à tout accrocher à temps, qu’il y aie trop de monde, ou pas assez, de ne pas réussir à être à l’aise en public, de mille choses en fait, et puis mon amie Solène m’a accompagnée chercher un sandwich et tout m’a semblé plus facile.

Et c’est drôle parce que c’est il y a un an, quatre mois et une semaine que s’est terminée la levée de fonds du livre sur Kickstarter. Moins d’un an et demi. Je regarde en arrière, et je manque m’étrangler en me disant : Attends. C’est tout ? Mais j’ai l’impression qu’il s’est écoulé une demi-vie.

Je suis toujours un peu cette fille ridicule et stressée qui s’est filmée avec six mugs pour le thé différents en s’excusant d’avoir un projet d livre, mais je ressens plus que jamais à quel point les épreuves et les joies qui ont parsemé sa route l’ont rendue plus forte, et à quel point chaque manifestation de sa Résistance, chaque réticence, chaque obstacle qu’elle laissait se placer en travers de la route et sur lequel elle acceptait de perdre du temps à le dépasser (ce qui explique mon retard dans l’écriture d’ailleurs), était un symptôme de cette peur d’exister.

Et c’est grâce aux personnes qui m’ont accompagnée, à celles qui ont eu l’air de trouver que ça faisait sens que j’écrive ce livre, à celles qui y ont participé d’une façon ou d’une autre, mais aussi à vous, celleux qui sont venu•e•s à ce vernissage ou ont eu une pensée pour moi pendant cette soirée tellement spéciale que je dois de pouvoir le dire à voix haute : je n’ai plus peur à présent.

Cette victoire est dans 650g de papier imprimés en Lituanie, dans les tirages hétéroclites d’un groupe d’artistes que j’aime sincèrement. Mais pas seulement.

Elle est aussi dans les cheveux trempés des amis qui ont bravé la pluie battante et la traversée du périphérique pour venir.

Elle est dans les regards et les mots tellement bienveillants des inconnus venus parce que ça leur semblait valoir la peine.

Elle est dans ce moment d’incompréhension – Attends. Il y a cinquante personnes autour de moi et je me sens quand même heureuse et à l’aise. Quoi ?

Elle est dans les morceaux de passé qu’on ne s’attendait pas à trouver là et avec qui on s’aperçoit qu’on a fait la paix.

Elle est dans la surprise de voir les gens des autres mondes et les petits mots par SMS et les grands yeux bleus qui surmontent des lèvres qui nous disent des choses qui nous font plaisir autant qu’on a envie de les fuir, cachés qu’on est derrière la palette d’expressions qui dit « hein euh mais merci mais je ne sais pas quoi dire et tu exagères enfin », et dans notre effort pour rester et affronter ça.

Elle est dans cet espèce de mouvement de plénitude qu’on appelle le bonheur.

On croit qu’on a réalisé pleinement ce qui s’était passé et soudain notre niveau de conscience des choses s’accroît, s’aiguise, fait un bond en avant.

Alors allez, et faites des erreurs glorieuses, intéressantes et merveilleuses. (*)

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Les photos de cet article ont été prises par mon ami Fenriss <3
Merci à toi !

 

Anne Boleyn

Il s’est produit quelque chose de chouette au Château d’Ecouen, qui abrite le Musée National de la Renaissance, ce week-end : la conférence de mon ami Sébastien Passot, aka Le tailleur Sincère, sur la reconstitution de costumes historiques et notamment la période du XVIe siècle, et notamment la cour d’Angleterre à l’époque où Anne Boleyn était courtisée par Henri VIII. L’on y a appris un tas de choses intéressantes, et le public (130 personnes quand même, ce qui revient à dire que la salle était pleine) semblait de cet avis. Quant à moi, je m’y suis fait habiller en live en compagnie de Fox Pan, qui incarnait le roi d’Angleterre.

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Japan Expo 2015

A Japan Expo, comme précédemment à Geekopolis, Japan Lifestyle a organisé un stand de relooking et photos. Si Tenhaku prenait les photos le week-end, c’est moi qui me suis chargée de toutes les modèles du jeudi et du vendredi.

Comme photographe, ç’a été une expérience inédite : je n’ai ni l’habitude d’enchaîner les shoots, ni de prendre des demoiselles que je ne connais pas (toutes) en photo, ni de travailler en studio. Cela dit, ç’a tout de même été amusant, et je suis assez contente de ce qui est sorti.

Le stylisme est d’Adeline Perrin (de chez MarkiZ création, c’est aussi notre styliste magazine), et le maquillage de Blush&Crush et de Juliette Abila Thomas.

Quelques exemples !

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Vaux le Vicomte 2015

Cette année Vaux le Vicomte, pour moi du moins, c’était court, mais c’était bien. Pour des raisons logistiques allant du manque de sommeil à la mortalité humaine en passant par le caractère très minoritaire de la frange de population qui possède des épingles chez elle, je suis arrivée avec mon cher en milieu d’après-midi.

Peu de photos sortiront donc, mais suffisamment pour vous montrer les deux costumes que nous a prêtés l’excellent Sébastien Passot pour l’occasion. Vous avez déjà vu la jolie robe rouge que je porte chez le studio Bagel, mais pas le merveilleux habit masculin de Jess, et il vaut le coup.

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Le retour en bus, en sous-vêtements, alors qu’il y avait des enfants ; quelle indécence, non ? Oh, allez, c’est aussi le week-end du Hellfest après tout.

Le steamversaire

Avertissement : pour quiconque ne maîtrise pas parfaitement le droit international et est quelque peu à cheval sur la propriété intellectuelle, le contenu de cet article pourra sembler un peu obscur. Il n’en est rien. Tout est clair. Tout a été prévu. Enfin je…

Bref. Ce qui s’est passé c’est que je pensais être en situation de parfait bonheur : j’avais les fesses sur un quai de gare, un gros sac sur le dos, je venais de me venger d’une montée de 11km en vélo en la prenant dans l’autre sens, c’est à dire en vélo, le soleil finissait doucement de se lever et je conversais par messages avec une personne un peu spéciale. Et là, patatras ! je reçois un message de Caroline qui me demande si je viendrais à son anniversaire de mariage, les dix ans, rien que ça.

Pour resituer Caroline, ce n’est pas QUE une personne adorable, et trop jolie, et une corsetière de talent, ce n’est pas QUE la fille qui m’a déjà cousu une robe de mariée une première fois (Dieu merci j’ai seulement gardé la robe, mais ceci est une autre histoire) parce que je tenais à ce que ce soit elle, elle n’est pas QUE lumineuse avec son entourage, c’est avant tout une des personnes qui m’ont vue grandir. Pour de vrai. Elle m’a connue à 18 ans et elle est toujours là. Elle m’a connue quand mon oeil photographique se résumait à « OMG je ne suis pas à vomir sur cette photo, ce photographe doit être hyper talentueux ! » (Ahum…) et elle est toujours là. Elle a à peu près tout vu de moi, et elle est toujours là, et par-dessus le marché elle m’invite à son anniversaire de mariage.

J’ai chialé, un peu.
Oui bah, oui. Je suis quelqu’un d’émotif. Zut.

L’anniversaire en question était sur une thématique steampunk, dans un château, avec un jeu de piste – GN – chose avec les autres invités, et pour décrire un peu les choses, je suis persuadée qu’on nous a menti. Ce n’était pas un anniversaire de mariage mais une bêta : à mon avis, Caroline souhaite se reconvertir comme wedding-planner et nous étions tous son crash-test.

On partageait une chambre avec MademoiselleCherie et son homme (et mon… le… le type, là, à qui je dis je t’aime et tout), et ça aussi c’était déjà rigolo.

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De toute évidence, je ne serais pas sortie sans un corset Volute. Photo : Jess Grinneiser.

Pourquoi je vous parle de tout ça ?
Parce qu’on a peut-être un peu piraté le lieu pour diverses expériences photographiques collaboratives. Ainsi, Jess a pris des photos de tout le monde, dont de moi, puis j’ai pris Marie-Anne en photo pendant qu’il tenait le réflecteur, photos que Marie-Anne a d’ailleurs retouchées parce que je n’avais pas fini mon mariage (l’autre, pas celui-là) (vous suivez?), puis j’ai voulu faire des autoportraits mais mon trépied (Jess) ayant une âme, c’étaient des autoportraits mais pas tout à fait quand même, et c’est là que le concept de direction artistique a pris tout son sens dans ma vie.

Nous avons donc décidé que nous partagions la paternité de certaines images.
Vous voyez un peu ce que je voulais dire avec mon histoire de propriété intellectuelle?
Pour Marie-Anne c’est plus simple, elle parle de collaboration schizophrène. Elle a sans doute raison.

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Le coup du rayon de fin de soirée qui dure trois minutes en haut de la tour, un classique qui fonctionne toujours pour animer vos événements. Photo: Jess Grinneiser.

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Photo: Jess Grinneiser.

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Photo: Jess Grinneiser.

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Photo : River, Modèle : MademoiselleCherie, Assistant : Jess Grinneiser, Post-prod : Ooni. Comme vous le voyez on gagne en complexité. (Ce set est voué à finir sur Zivity, à propos.)

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Photo : River, Modèle : MademoiselleCherie, Assistant : Jess Grinneiser, Post-prod : Ooni.

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Photo : River, Modèle : MademoiselleCherie, Assistant : Jess Grinneiser, Post-prod : Ooni. franchement pour des gens malades avec pas d’heures de sommeil je trouve que c’est pas mal.

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Photo : River, Modèle : MademoiselleCherie, Assistant : Jess Grinneiser, Post-prod : Ooni.

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Direction artistique : River, Modèle : Sirithil, Photographe : Jess Grinneiser, Assistante : euh… Ooni ou MademoiselleCherie, je… Non allez j’en ai marre, je suis perdue.

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« Et tant qu’à faire, avant de quitter cette chambre avec une si jolie lumière, tu m’aiderais pas avec ma série? » Direction artistique : River, Modèle : Sirithil, Photographe : Jess Grinneiser

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Sigili – Direction artistique : River, Modèle : Sirithil, Photographe : Jess Grinneiser

Geekopolis & JLS

Cette année, je suis enfin allée à Geekopolis. Entre tous les copains qui y exposent et ma présence dans la pub de 2013, c’est un peu la honte d’avoir attendu tout ce temps pour mettre les pieds dans les cinq quartiers de la cité, mais enfin c’est réparé. En réalité j’étais là pour bosser (avec option double allégéance) et j’expulsais mes poumons depuis déjà dix jours avec un bel enthousiasme, mais je me suis tout de même laissé convaincre par les gens de French Steampunk de poser sans maquillage lors d’un de mes deux tours de salon. Les copains de SpaceFleet étaient là aussi, on a distribué des cartes de visite, signé des autographes (bon, surtout moi, mais peu. Un peu comme un investissement sur l’avenir, quoi.) et pris des selfies.

spacefleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet Si sur cette photo j’ai meilleure mine que sur la précédente, c’est parce que je suis passée entre les mains de Jenny de Blush&Crush. En effet, nous –Japan Lifestyle– organisions un stand de relooking pour lequel nous avions lancé un concours d’écriture quelques semaines plus tôt. Le but: tu es une fille qui n’a pas forcément l’habitude de poser, tu arrives, on te maquille, te coiffe, Adeline de MarkiZ création t’habille avec des fringues de créateurs japonais ou japonisants partenaires, et tu passes à la photo entre les mains de Tenhaku. Quelques temps plus tard, tu reçois ta photo souvenir. Et puis à un moment l’une des filles n’est pas venue, et la toux m’empêchait de me concentrer sur des activités cérébrales, alors j’ai pris le créneau avec la tenue mori qui me faisait de l’oeil depuis le début de la journée. L’histoire ne le précise pas encore, mais ç’a été un sacré coup de chance !

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Oh, et tant qu’à faire : à la fin du week-end, la canonique photo de l’équipe. Juste parce que j’aime bien ces gens et que le trône d’Albator pète un peu la classe.

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