Archives pour la catégorie Séances photo

DSC_7850

Óðinn Yngvason

Je mets son nom parce que je trouve que c’est le nom le plus cool de la terre, mais son travail, vous le trouverez là, sur Instagram.

Je me suis envolée pour l’Islande, et les trois premiers visages que j’ai vus en passant les portes à sens unique de l’aéroport, ce sont lui, mon ami Stephen, de chez Immodestea, et Liz, aka Evyenia, que j’avais rencontrée tout juste quelques semaines plus tôt à Berlin.

welcome

Oðinn nous offrait l’hospitalité pour ma première nuit là-bas, et non content de cela, il nous a emmenés tous les trois, pour mes premiers pas sur les terres du nord, en shooting photo le lendemain.

DSC_7605

Alors, mes premiers pas se sont fait dans la mer, comme un besoin prégnant de saluer l’eau, encore et toujours. Mais, très vite, je suis retournée parmi les rocs moussus et sur le sable noir, et Liz m’y a rejointe.

DSC_7696

DSC_7734

DSC_7850

DSC_7871

Je me rappelle d’un moment, en transition dans la voiture, où la réalité de ce qui se passait m’a frappée de plein fouet : j’étais en train de poser en Islande, un pays dont j’avais rêvé pendant… des années en fait. Je ne me rappelle pas vraiment à partir de quand, mais de fait, des années.

Le sentiment m’a traversée, magnifique, d’être enfin arrivée à la bonne place. Bien sûr, la vie a démontré depuis qu’il s’agissait de la bonne place avant la prochaine bonne place. Mais ceci est une autre histoire…

DSC_7949

oycberlin

Berlin

Vous savez ces moments où deux personnes se rencontrent, travaillent ensemble, s’entendent bien, se disent qu’elles recommenceraient bien, s’avèrent surbookées toutes les deux, et finissent par se retrouver complètement ailleurs que dans leurs villes respectives ?

C’est un peu ce qui nous est arrivé, avec Oyc.

Du coup, j’ai découvert Berlin.

Et rencontré la charmante Evyenia, qui pose avec moi sur cette image.

Et on est allés manger dans un squat artistique berlinois qui date à peu près de la chute du Mur. Ceci n’ayant rien à voir avec cela, mais ce souvenir est une source de joie incommensurable.

oycberlin

The Synoptophore Files #3 – Upcoming Eureka
Intagram : https://www.instagram.com/_oyc_/
Site : www.crepeetcitron.com

Dedou-1 - copie

Dedalus & des paillettes

On s’est retrouvés une fois de plus, Dedalus et moi, dans notre entreprise de libération commune.

On avait prévu de se voir pour faire des photos et à un moment de la conversation je me suis retrouvée en train de lui envoyer des photos de mes poils dans la plus grande des normalités, histoire qu’il soit content.

On est comme ça. On est fous.

Et c’est bon d’être fou.

Dedou-1 - copie
Photo : Dedalus MUAH : Simon Korenzov
flotteur_01 copie

Autrice

Je pense que vous l’aurez compris, j’attache beaucoup d’importance aux mots. Les mots de tous les jours surtout, ceux qu’on utilise sans y penser. Ceux qui sont ancrés dans notre inconscient collectif et qui pèsent comme un cauchemar sur l’esprit des vivants*.

Il y en a qui me tiennent plus à coeur que d’autres.

Autrice, par exemple.

Pour certains il est une évidence, pour d’autres une bizarrerie, pour d’aucuns une coquetterie inutile. Pour moi c’est un mot qui doit entrer dans cette catégorie des mots qu’on utilise sans y penser. Parce que le jour où ça nous semblera naturel d’utiliser le féminin d’auteur, le monde sera un peu plus égalitaire et y exister sera un peu moins un combat permanent.

Un peu.

En attendant de faire la révolution, mot par mot, on peut, un peu, changer le monde. Une habitude à la fois.

Ce un peu n’est pas suffisant, mais s’il existe c’est déjà tellement mieux que s’il n’existait pas.

Ça c’est pour le monde. De façon tout à fait égoïste, autrice, pour moi, c’est bien plus que ça. C’est comme un rivage lointain, inaccessible, qui nous semble encore inaccessible alors qu’on y a déjà mis les pieds. C’est un genre d’effet de sidération. Le temps de réaliser ce qui se passe.

C’est un peu pour réaliser que j’ai demandé à Coline Sentenac de réaliser mes photos officielles d’autrice. Et comme pour le moment, ce que j’écris, ça parle beaucoup d’acceptation de soi, on a fait ça sans maquillage, on est des déglingos**.

* (Oui, je viens de citer Marx dans mon billet en toute décomplexion.)
** (Oui, j’utilise « déglingo » à cause de Guillaume Meurice.)

flotteur_01

flotteur_02

flotteur_03