Archives pour la catégorie Séances photo

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Dedalus & des paillettes

On s’est retrouvés une fois de plus, Dedalus et moi, dans notre entreprise de libération commune.

On avait prévu de se voir pour faire des photos et à un moment de la conversation je me suis retrouvée en train de lui envoyer des photos de mes poils dans la plus grande des normalités, histoire qu’il soit content.

On est comme ça. On est fous.

Et c’est bon d’être fou.

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Photo : Dedalus MUAH : Simon Korenzov
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Autrice

Je pense que vous l’aurez compris, j’attache beaucoup d’importance aux mots. Les mots de tous les jours surtout, ceux qu’on utilise sans y penser. Ceux qui sont ancrés dans notre inconscient collectif et qui pèsent comme un cauchemar sur l’esprit des vivants*.

Il y en a qui me tiennent plus à coeur que d’autres.

Autrice, par exemple.

Pour certains il est une évidence, pour d’autres une bizarrerie, pour d’aucuns une coquetterie inutile. Pour moi c’est un mot qui doit entrer dans cette catégorie des mots qu’on utilise sans y penser. Parce que le jour où ça nous semblera naturel d’utiliser le féminin d’auteur, le monde sera un peu plus égalitaire et y exister sera un peu moins un combat permanent.

Un peu.

En attendant de faire la révolution, mot par mot, on peut, un peu, changer le monde. Une habitude à la fois.

Ce un peu n’est pas suffisant, mais s’il existe c’est déjà tellement mieux que s’il n’existait pas.

Ça c’est pour le monde. De façon tout à fait égoïste, autrice, pour moi, c’est bien plus que ça. C’est comme un rivage lointain, inaccessible, qui nous semble encore inaccessible alors qu’on y a déjà mis les pieds. C’est un genre d’effet de sidération. Le temps de réaliser ce qui se passe.

C’est un peu pour réaliser que j’ai demandé à Coline Sentenac de réaliser mes photos officielles d’autrice. Et comme pour le moment, ce que j’écris, ça parle beaucoup d’acceptation de soi, on a fait ça sans maquillage, on est des déglingos**.

* (Oui, je viens de citer Marx dans mon billet en toute décomplexion.)
** (Oui, j’utilise « déglingo » à cause de Guillaume Meurice.)

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Wild Child

Je me suis enfuie dans la forêt.

Loin, loin du brouhaha des humains. Loin de la folie ambiante. Loin des choix impossibles. Loin de tout, si ce n’est ces deux âmes que j’aime tellement et la chrysalide apaisante qu’elles ont toujours su tisser autour de mon âme. Ambre a peint mon visage. Puis, avec Julie, elles se sont attelées à cela : embellir mon âme.

Il n’y avait plus de lumière, mais nous n’en avions pas besoin. Il me suffisait d’être nue dans la forêt avec le goût de ce souffle d’air si particulier, propre aux bois, qui caresse en même temps qu’il (r)éveille.

J’aurais pu m’y perdre et y rester. Peut-être même que je l’aurais voulu. Mais alors je suis allée me réconcilier avec la forêt du festival, et j’ai enfin fini ce livre qui me dit d’aller courir avec les loups. Comme toujours, il m’a donné ce dont j’avais besoin – le chemin de l’âme qui doit traverser le pays des morts pour se dépouiller de ses dernières illusions. Et c’est ce qui s’est passé.

Je pense que, si j’ai passé tant de temps à me demander où était ma place, c’est parce qu’il n’y a pas de réponse permanente. J’ai passé des années à être une passagère dans tous les milieux, une visiteuse dans tous les groupes que j’ai traversés, et à me dire qu’il fallait que je choisisse entre être une machine de travail et une hippie dans la forêt. Et puis Anaël m’a apporté la solution comme si elle coulait de source : je ne devais pas avoir peur de me transformer en machine de travail, parce que bien sûr que j’en étais une. Je ne devais pas essayer de tendre vers un état d’esprit éthéré, parce que j’y étais déjà.

Je ne suis pas dans le monde des hommes en attendant d’avoir le courage de le quitter. Ce n’est pas ça, ma nature. Ma nature, c’est de faire partie des deux mondes. Et j’ai besoin des deux. J’ai besoin d’entreprendre pour mes convictions, et j’ai besoin de fermer les yeux et de laisser le monde à lui-même, quelques instants. Et je suis aussi pleinement moi-même dans un cas comme dans l’autre.

Comme je le dis souvent : choisir, c’est pour les autres.

Mon rôle c’est de me tenir à la frontière, un pied solidement ancré dans chacun des deux mondes. Peut-être d’être une frontière, allez savoir.

Mais il me fallait le silence pour m’en rendre compte. Bien sûr. Parce que c’est la chose la plus précieuse et la plus rare de ce monde, le silence. Mais, quand on l’a obtenue, on se rend compte à quel point elle en vaut la peine.

Et c’est beau, de regarder les passages entre les mondes.

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© Julie World Tree
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© Julie World Tree
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© Julie World Tree
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Workshop « photo d’époque »

J’ai l’impression de passer ma vie à l’Atelier d’en face avec Stéphane Casali en ce moment, ce qui n’est pas nécessairement un mal. Ce matin, c’était atelier lumières et costumes d’époque, avec les photographes Alain Warnier et Dominique Wildermann, la précieuse Helody au maquillage et à la coiffure, et bien sûr, des tenues disponibles en location chez Les Vertugadins pour habiller tout ceci.

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Le Pont

Orlane Paquet et moi, notre rayon, c’est plutôt la forêt. La nature, les cascades, les endroits sans humains… Mais bon. La vie a été assez chargée ces derniers temps, et il a fallu caser notre besoin d’exploration dans des laps de temps plus courts.

On s’est donc promenées sur les quais de Seine, sans pouvoir nous empêcher d’escalader l’intérieur d’un pont.

Vous savez. La vie.

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Léa Fery et le sachet de thé

C’est Léa Fery qui m’hébergeait cette semaine à Lyon. On s’était rencontrées l’an dernier, mais un mélange de flemme, de fatigue et de circonstances étranges nous avait fait rester chez elle à simplement boire du thé, ce qui devrait n’étonner personne.

S’agissant de thé, je pense qu’on tient avec cette photo l’illustration parfaite de comment les gens, parfois, utilisent qui nous sommes pour nous proposer des projets. « Hey, pose avec du thé. » Eh bien, faisons comme cela alors.

La puriste que je suis a un peu renâclé devant la perspective de toucher du thé en sachet, mais ensuite elle m’a – littéralement – fait un dessin et j’ai été bien obligée d’admettre que, visuellement, ça marcherait bien. Je me suis donc sacrifiée au nom de l’art.

Mais ça valait le coup.

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Jules

Conséquence logique de la fin de l’écriture de mon livre, l’envie et le temps de poser plus régulièrement sont revenus. Pour d’autres gens que mes amis de longue date, je veux dire. Connaître de nouvelles personnes. Recommencer à vivre ce processus qu’on appelle la rencontre. Sans compter que j’ai de la lingerie de créatrice (Coucou Delicate Nightmare) qu’on m’a offerte et que je n’ai toujours pas shootée.

À Lyon, je trouve des amis proches, mais aussi des inconnus dont les premiers me disent le plus grand bien. Le terrain idéal pour reprendre.

Jules, l’anonyme d’Instagram, m’a ainsi conviée à monter sur son toit, à jouer les insectes, à me baigner dans ses lumières colorées et les volutes de sa machine à fumée. Et j’ai aimé ça.

Et vous ?

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OYC

Vous voyez il m’arrive de me dire que je suis en train de devenir « une vieille modèle ». Il y a quelques années je posais avec des filles qui faisaient de la photo depuis dix ans et qui plaisantaient à propos de leur retraite prochaine, et ça m’impressionnait. Bon. Là ça m’en fait huit.

Au-delà d’une interrogation sur ma probable date de péremption, péremption qui ne vaudrait par ailleurs qu’en accord avec certains canons de la société que j’abjure un peu, ça pose la question de pourquoi continuer. Est-ce qu’à un moment on n’a pas fait le tour. Ne faut-il pas s’arrêter, laisser la place. Est-ce que j’y trouve encore du plaisir, et pourquoi.

La réponse elle est là, dans ce portrait qu’a fait O.y. Chraibi. Il justifie tout à lui tout seul. Tant qu’il y aura des gens capables de me transfigurer, eh bien cela vaudra la peine de continuer.

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Silver Dust Galaxies

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