Archives pour la catégorie Poser

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Pascal Gentil

Vous savez, ce genre de personnes qu’on prévoit de contacter pendant des lustres, et on ne le fait pas, le temps passe et il faut un braquage pour finalement les amener dans votre salon et vous donner l’occasion de leur dire « Et au fait, j’ai prévu de t’écrire depuis environ trois ans » ?

Non ? Ça ne vous est jamais arrivé ?

Moi, si, avec Pascal Gentil. Mais ça valait le coup de prendre le temps.

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Hystrix

Juliette Berny m’a contactée il y a quelques semaines pour me proposer de poser pour HYSTRIX, la dernière collection de bijoux de Masha Poirier. J’étais particulièrement heureuse de ce message puisque le shooting traitait du sort des femmes battues – avec cet extrait qui m’a beaucoup touchée dans le texte de démarche de la collection : Les séquelles sont lourdes, la pensée brisée, mais elles ne sont plus seules. Une partie d’elles est restée enchevêtrée dans les tréfonds de ce maelstrom sadique, mais elles ont envie de renaitre, de se reconstruire. Amarrées au port du nouveau départ, le conflit interne qui les anime aura choisi la vendetta psychologique, qui prendra la forme d’une carapace, d’une armure. « Tu as voulu me briser ? C’est pourtant moi qui gagne, regarde, je suis toujours là. »

Les images ont été shootées au studio Le 106, avec l’aide de Bernard Minier et de la maquilleuse Meyline.

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Denis Peaudeau

J’ai décidé sur un coup de tête de passer quelques jours en Bretagne. Cet été, je crois, je suis passée par une sorte de moment existentiel, pour un tas de raisons. Je sentais que mon énergie s’était déplacée quelque part, et que, si j’aimais l’endroit où elle se dirigeait, je ne voulais pas pour autant oublier d’où elle était venue.

Et puis je réalisais aussi que mon dernier passage à Brocéliande datait d’au moins trois ans. C’était trop. Et puis je découvrais des photographes dont j’aimais le travail et que je ne connaissais pas avant, comme Denis. Tout ceci mélangé s’est transformé en billets de train, et nous voilà.

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Atelier costumes

J’ai, de nouveau, passé une très belle matinée / début d’après-midi à l’Atelier d’en face, pour un workshop sur la photo en costume d’époque. Nous sommes passés par les fins du 18ème et 19ème siècle avec nos super stagiaires, et j’ai hâte de pouvoir vous partager leurs images ! En attendant, ces quelques images backstage :

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Stage Un jour dans le Temps
Maquillage et coiffure : Delfe
Costumes : Les Vertugadins
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Androgyne ou presque

Hier, et contre toute attente, je prenais le thé avec deux amies. Comme ça n’arrive jamais.

Et puis, une chose en entraînant une autre, je leur ai parlé de ce que je ressentais. À quel point la vie était sympa avec moi dernièrement, à quel point les choses se mettaient en place, comme les projets arrivaient à l’air libre, goutte à goutte, et à quel point, pourtant, j’avais l’impression de ne rien faire.

Pas de ne pas en faire assez. De ne rien faire.

Je leur ai raconté cette fois où quelqu’un dont je pensais qu’il me considérait comme une sorte de glandeuse inutile m’avait dit « Tu me fais peur parce que tu fais trop de choses ».  Et comment je n’avais eu aucune idée de quoi répondre parce que le concept de cette phrase m’était tellement…

Étranger.

Vous savez quand vous travaillez tout le temps mais que finalement quand on vous demande ce que vous faites en ce moment vous répondez que vous faites X sur le projet A, Y sur le projet B, que le projet C en est à tel degré d’avancement et cetera et cetera ? Au final, tout ce que vous avez, c’est une liste de projets, et vous vous dites : Attends, c’est vraiment tout ?

Peut-être parce qu’au moment où vous faites la liste vous n’avez pas vous-même conscience de la quantité de travail qu’implique chacune de ses entrées.

Et puis il y a tous ces entre-deux. Quand tu quittes un endroit et que tu n’es pas tout à fait sorti•e et pas tout à fait dans le nouvel endroit, et puis tu l’aimais bien l’endroit d’avant, même si tu sais que tu veux aller à l’endroit d’après. Et tu n’es pas encore très armé•e pour le second endroit, et tu n’as plus la totalité de ton énergie consacrée au premier. Du coup, tu as l’impression que tu es nul•le dans les deux.

Il y a ce doute. Lancinant. Est-ce que je fais les bons choix ? On le sait depuis longtemps que ne pas choisir est un choix au même titre que tout le reste. Parfois, on se rate sur nos intentions. Est-ce que je n’ai pas fait ça de manière performative plutôt qu’authentique ? Et ça ? Et ça ?

Est-ce que je ne suis pas en train de dépenser toute cette énergie pour rester où j’étais ?

Heureusement, Coline Sentenac m’a montré, une fois encore, qu’il y avait tout ce paysage encore infini puisqu’inconnu où j’avais encore le pouvoir de me rendre pour la première fois, pourvu que le regard qui m’y accompagnait le soit aussi.

Merci Coline <3

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