Vincent Bernard et Bordeaux

Bref, j’étais de retour à Bordeaux après un peu plus d’un an d’absence et, as it turns out, mon amour pour la ville n’avait pas pris une ride.

J’étais là pour présenter Sans Vouloir vous Déranger suite à l’invitation des orgas du café poly local, le gracieux Emmanuel Ménard qui y incarne mon déplaisant père était venu me soutenir, ce qui tombait bien puisqu’on diffusait « son » épisode.

Et il y avait le reste de la vie. Qui allait bien, ma foi.

J’avais commencé ma première pellicule argentique (qui n’est pas encore terminée à l’instant où j’écris ces lignes), sur un boîtier offert par un ami (la pellicule aussi du reste, disons que c’était un travail d’équipe), alors on est allés se balader avec Vincent Bernard et maintenant que je vois les images qu’il a faites, je me dis que j’aime bien la personne que je suis dessus.

Biographie imaginaire

Je vous présente Feyra Fandosa, dont la vie et l’oeuvre ont été ici résumées par la plume de Patrick Cockpit.

Entraîneuse en chef du célèbre São Paulo Boxing Club dès le mois de janvier 1908, Feyra Fandosa oriente sa salle vers une pratique mixte, malgré l’opposition des instances mondiales, qui voient d’un mauvais oeil l’arrivée des femmes dans un sport traditionnellement réservé aux hommes. Frustrée par ces obstructions, Feyra Fandosa organise un match entre elle et Michael Tennard, le directeur de l’International Boxing Club. Dans l’immense arène de la Nocauta, elle aligne droites, gauches et crochets, jusqu’à cet ultime enchaînement mâchoire-tempe-nez (désormais enseigné dans les écoles de boxe) qui sèchera son adversaire sur place. Sonné, choqué, Tennard décèdera quelques heures après son arrivée à l’hôpital. Quant à Feyra Fandosa, des centaines d’écoles brésiliennes portent aujourd’hui son nom.

Et ceci ? Ceci est la progression que j’ai suivie jusqu’à elle entre deux coupes de thé.

La culotte parisienne

Quand on pose pour des marques et des créateurs et créatrices, représenter des valeurs qui nous tiennent à coeur est un événement particulièrement satisfaisant. C’est ce qui s’est passé grâce à Pauline Goyard, qui m’a proposé de participer au shooting de création de site web de la marque La Culotte parisienne, qui commercialise des culottes de règles.

Je suis en fait doublement heureuse du lancement de cette marque : elle me donne l’occasion de parler des culottes menstruelles en général, et je n’aurai plus à les commander à l’étranger. Win-win. Pour faire court : je m’y suis mise parce que je savais que j’allais vivre une année intense physiquement, et que je ne comptais pas rater des cours d’acrobatie pour des questions de biologie somme toute assez accessoires (non). J’étais déjà passée à la cup pour des raisons écologiques, je voulais pouvoir passer des heures à faire du sport sans avoir à m’inquiéter… et c’est ce qui s’est passé.

Je ne suis pas encore assez gonadée (alternative neutre à l’argot couillu, bien qu’on sache tous et toutes que le courage trouve en fait sa source dans le coeur et non dans les organes reproducteurs) pour avoir essayé la culotte seule en milieu de cycle, mais je la recommande clairement au moins comme complément à la cup; et, pour ce qui est de La Culotte Parisienne, je l’ai trouvée plutôt confortable ce jour-là.