Eloise

Aujourd’hui c’était le tour d’Eloïse de faire les frais de ma nouvelle acquisition dans un parc parisien.

Eloïse m’aime pour je ne sais trop quelle raison, mais du coup, elle était contente. Ca c’était chouette. On se voyait à l’occasion d’une répétition pour le projet de vidéo d’un ami commun, et concrètement, on s’ennuyait un peu entre deux prises, j’ai donc emmené la demoiselle à l’ombre d’un buisson pour éviter les ombres trop dures du soleil au zénith et entrepris de la prendre en portrait.

Mon problème s’est présenté au post-traitement: avec le zoom, je ne pouvais ouvrir qu’à f/4, ce qui implique une profondeur de champ assez grande. Autant dire que sur une peau presque dépourvue de maquillage, toutes les imperfections ressortaient, ce qui n’est ni flatteur ni juste quand on a un si joli minois. J’ai donc essayé de la retoucher sous ma version de Photoshop mais il est clair que de ce côté, les conseils que j’ai pu glaner au fil des rencontres ne suffisent absolument pas. La retouche beauté n’est clairement pas de mon domaine de compétences pour le moment, et je ne sais pas si c’est ce qui m’attire, mais c’est un point à améliorer parmi d’autres.

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Et si je commençais la photo?

Je pourrais prétendre que j’ai pris la décision de commencer la photo de moi-même, mais la vérité c’est que mon entourage est au moins aussi responsable de ce choix que mes aspirations personnelles. Quand la plupart de vos amis sont des photographes ou des étudiants en art, on les entend forcément parler d’images, très régulièrement. Trop pour espérer échapper à leur influence. Petit à petit, j’apprenais sans y faire vraiment attention les bases de la photo, l’ouverture, la vitesse, la sensibilité, la profondeur de champ. Et au début du mois, ayant envie de sauter le pas, j’ai dit devant un ami photographe que j’hésitais sur le choix de mon futur appareil, parce que, tout de même, le Canon 40D n’était vraiment pas cher, mais beaucoup de gens me le dépeignaient comme obsolète et me conseillaient le 60D. Sa réponse fut inattendue:

« Sinon, j’ai un 60D qui ne me sert pas, si tu veux, je te le prête. »
Eh bien, à vrai dire je pouvais fort bien me passer d’une dépense de cette ampleur ce mois-ci, et après m’être assurée que vraiment, ça ne le dérangeait pas, je suis partie avec le reflex et un 18-135mm comme objectif, bien décidée à vite progresser.

Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai eu ma première occasion. Mon cher et tendre étant à la maison, je l’ai emmené dans la forêt en bas de chez moi où il a pu jouer le rôle qui lui convient le mieux: celui de poète maudit.

Ce fut, pour lui comme pour moi, l’occasion de découvrir que comme photographe de modèles, je suis le genre exigeant: « Ne tire pas cette tête, souris légèrement, non, ne souris pas en fait, décrispe la mâchoire, attends, tourne-toi comme ça, lève la tête, pas autant, fume pour voir? » Je le dois à mon pauvre cobaye, il s’est montré courageux et patient. Surtout que, pour l’une des photos de cet article, mes instructions se sont précisées: « Va plus loin, oui, au milieu des ronces, retourne-toi? Non, rapproche-toi du tronc, l’autre côté? … Non, en réalité ça ne rend rien, reviens… STOOOOP, ne bouge plus! »

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La photo où il est adossé au tronc ce n’est pas moi qui l’ai repérée, c’est lui. C’est, pour moi du moins, une de ces images qui passent inaperçues au premier coup d’oeil, mais plus je reviens dessus et plus elle me plaît. Et le modèle, lui, est de ces gens très beaux mais qui sont difficiles à prendre en photo. Cela dit, je ne suis pas mécontente pour une première fois.

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