Lucile, la rue, et des nouvelles

J’ai pris Lucile pour la première fois en photo il y a deux ans. Notre but était simple: je voulais apprendre à prendre des photos, elle voulait apprendre à poser. A l’époque, notre échange mutuel avait donné ça:

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Maintenant qu’elle me voit me mettre un peu plus sérieusement à la photo, Lucile m’a demandé si je ne la prendrais pas à nouveau. J’ai dit oui, bien sûr, et après la séance de coiffure dans un starbucks, on est allées sur les quais de Seine et aux alentours de Saint-Michel; en l’attendant, j’ai pris un homme adossé à un lampadaire à l’insu de son plein gré:

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Pendant que je prenais les dernières photos, un homme assis sur un banc m’observait, et je ne cessais, quant à moi, de lui jeter des regards furtifs. Si bien qu’avant de partir, je me suis ravisée, lui ai posé une question à laquelle il a acquiescé d’un signe de tête, cliqué trois fois et me suis enfuie.

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Après ça, soirée chez Paul von Borax en compagnie d’Ines Kozic, où nous avons chacune reçu un exemplaire des Fumeuses; la réaction fut unanime…

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« Faut que j’envoie ça à mon chéri! » (x2)

Dans l’atelier de MarkiZ

 

Mon activité de l’après-midi: prendre quelques photos d’Adeline au travail dans son atelier, en mode reportage, et lui voler quelques portraits, car si comme beaucoup de filles, elle n’aime pas sa bouille, ce n’est certes pas mon cas! Je suis assez contentes de ces images en forme de reportage, auxquelles j’ai volontairement donné un aspect sombre et intimiste qui convient bien, je trouve, à sa marque.

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Spring is Here

Hier, j’ai passé la journée avec Luthiaë. Parties sans vraiment de thème, on s’est cachées au parc Monceau pour se shooter l’une l’autre au milieu des arbustes en fleurs.

Je tiens à préciser que ma coiffure, là-dessus, c’est ce qui restait du boulot d’Elodie Sauvage sur ma tête après DEUX nuits au contact de mon oreiller. Mon respect pour elle confine donc actuellement à l’adoration…

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Je crois que je m’en vais ajouter une galerie à mon site moi…

Sinon, sur la même journée, Anaïs s’est changée en Lady Fawn pour me permettre de la capturer un peu. Petits tests, toujours au 18-135…

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Eloise

Aujourd’hui c’était le tour d’Eloïse de faire les frais de ma nouvelle acquisition dans un parc parisien.

Eloïse m’aime pour je ne sais trop quelle raison, mais du coup, elle était contente. Ca c’était chouette. On se voyait à l’occasion d’une répétition pour le projet de vidéo d’un ami commun, et concrètement, on s’ennuyait un peu entre deux prises, j’ai donc emmené la demoiselle à l’ombre d’un buisson pour éviter les ombres trop dures du soleil au zénith et entrepris de la prendre en portrait.

Mon problème s’est présenté au post-traitement: avec le zoom, je ne pouvais ouvrir qu’à f/4, ce qui implique une profondeur de champ assez grande. Autant dire que sur une peau presque dépourvue de maquillage, toutes les imperfections ressortaient, ce qui n’est ni flatteur ni juste quand on a un si joli minois. J’ai donc essayé de la retoucher sous ma version de Photoshop mais il est clair que de ce côté, les conseils que j’ai pu glaner au fil des rencontres ne suffisent absolument pas. La retouche beauté n’est clairement pas de mon domaine de compétences pour le moment, et je ne sais pas si c’est ce qui m’attire, mais c’est un point à améliorer parmi d’autres.

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Et si je commençais la photo?

Je pourrais prétendre que j’ai pris la décision de commencer la photo de moi-même, mais la vérité c’est que mon entourage est au moins aussi responsable de ce choix que mes aspirations personnelles. Quand la plupart de vos amis sont des photographes ou des étudiants en art, on les entend forcément parler d’images, très régulièrement. Trop pour espérer échapper à leur influence. Petit à petit, j’apprenais sans y faire vraiment attention les bases de la photo, l’ouverture, la vitesse, la sensibilité, la profondeur de champ. Et au début du mois, ayant envie de sauter le pas, j’ai dit devant un ami photographe que j’hésitais sur le choix de mon futur appareil, parce que, tout de même, le Canon 40D n’était vraiment pas cher, mais beaucoup de gens me le dépeignaient comme obsolète et me conseillaient le 60D. Sa réponse fut inattendue:

« Sinon, j’ai un 60D qui ne me sert pas, si tu veux, je te le prête. »
Eh bien, à vrai dire je pouvais fort bien me passer d’une dépense de cette ampleur ce mois-ci, et après m’être assurée que vraiment, ça ne le dérangeait pas, je suis partie avec le reflex et un 18-135mm comme objectif, bien décidée à vite progresser.

Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai eu ma première occasion. Mon cher et tendre étant à la maison, je l’ai emmené dans la forêt en bas de chez moi où il a pu jouer le rôle qui lui convient le mieux: celui de poète maudit.

Ce fut, pour lui comme pour moi, l’occasion de découvrir que comme photographe de modèles, je suis le genre exigeant: « Ne tire pas cette tête, souris légèrement, non, ne souris pas en fait, décrispe la mâchoire, attends, tourne-toi comme ça, lève la tête, pas autant, fume pour voir? » Je le dois à mon pauvre cobaye, il s’est montré courageux et patient. Surtout que, pour l’une des photos de cet article, mes instructions se sont précisées: « Va plus loin, oui, au milieu des ronces, retourne-toi? Non, rapproche-toi du tronc, l’autre côté? … Non, en réalité ça ne rend rien, reviens… STOOOOP, ne bouge plus! »

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La photo où il est adossé au tronc ce n’est pas moi qui l’ai repérée, c’est lui. C’est, pour moi du moins, une de ces images qui passent inaperçues au premier coup d’oeil, mais plus je reviens dessus et plus elle me plaît. Et le modèle, lui, est de ces gens très beaux mais qui sont difficiles à prendre en photo. Cela dit, je ne suis pas mécontente pour une première fois.

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