« On aura tout fait, ensemble! »

J’ai choisi de titrer cet article sur ma séance d’hier avec une phrase d’Elen, qui date du jour où elle m’a fait le maquillage de Twiggy visible quelques articles plus bas. Pour recontextualiser la chose, elle était en train de faire le raccord teint jusque dans mon décolleté, une expérience exaltante. Ahem. Je disais donc: la séance d’hier.

Hier donc, nous nous levions aux aurores pour nous mettre en route vers le fin fond de la Belgique, chez Linographe, avec qui on avait commencé par prévoir une séance un peu steampunk avant de partir sur une ambiance à la Tim Burton tout en gardant les stylismes prévus à la base, une robe en cuir Black Norns avec un chemisier aux manches courtes très bouffantes.

On monte dans le train, donc, pour un loooong trajet desservant toutes les petites gares sur le chemin. Arrivées au niveau de Tournai, l’oeil aigu d’Elen repère une prise dans le plafond du wagon, coupant cours à mes rêves d’endormissement prématuré, et commence tout bonnement à me coiffer. Vous voyez la coiffure d’Elen Boham Carter dans Sweeney Todd? Eh bien je ne savais pas que c’était possible mais elle m’a fait la même chose. Oui, avec les cheveux frisés comme sur l’original et tout. Cette nana est un génie. Et dire qu’on sort du même lycée. Mais c’était très drôle, les passagers nous regardaient en descendant et je crois bien que les contrôleurs sont passés quatre ou cinq fois devant en riant et en se demandant si Elen accepterait de leur faire pareil.

On arrive chez Lino, on se pose, on discute du décor, on met les idées de chacun en ordre, et on arrive à un décor qui pour le coup mérite d’être qualifié de « fantasme de notre esprit torturé ». Mon personnage était une sorte de médecin de vieux jouets, une « raccordeuse de souvenirs » en quelque sorte… Mais je vous posterai les previews dès que Lino m’en aura envoyé une. 🙂 Et en voilà une de la série qu’on a faite dehors:

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Some news, good news

Je viens de recevoir un message absolument enthousiasmant (pour moi en tout cas), et entre deux phases de sautillements dans mon appart’, je me sens obligée de la partager avec vous. Ne me remerciez pas, c’est normal. Besoin convulsif de partager ma joie.
Le message, donc, venait de la jolie Nadège qui officie en tant que Nbpix, avec qui j’ai collaboré il y a quelques temps, souvenez-vous. J’ai d’ailleurs dit il n’y a pas très longtemps qu’elle était une des meilleures rencontres que j’aie faites en 2010, et je maintiens, cette fille est mon rayon de soleil. Mais vous n’êtes pas là pour me lire énoncer les mille et unes qualités de la demoiselle sur quinze lignes, j’en suis sûre, passons plutôt à la nouvelle de la mort qui tue.

On va être exposées!!!

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Cette photo plus précisément, fera partie d’une expo qui ouvrira le mardi 15 février à 19h30 au bar le Styx au métro Oberkampf, durera jusqu’au 28, et qui sera organisée par le patron de démonia. Voilà, vous en savez autant que moi. Personnellement je suis super heureuse et si la personne qui fait les plannings à mon travail passe par ici, je lui offre une boîte de chocolats ou de ce qui lui fera plaisir si j’ai des horaires arrangeants ce jour-là.

Quoi? La corruption est un moyen dont l’efficacité a été prouvée maintes fois et depuis des siècles…

Je vous dis à plus tard!

Florence

Twiggy

Je viens enfin de recevoir (la faute aux vacances) les photos de mon dernier passage entre les mains d’Elen chez Acte, pour son examen. Le thème: Twiggy, un mannequin des années 60 très en avance sur son temps pour ce qui était de son look. Elen a donc poussé le concept au plus loin: « si Twiggy avait vécu à notre époque, elle aurait ressemblé à ça ».

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Comme vous le voyez, elle m’a rendue méconnaissable. Pour l’anecdote, juste après la fin du cours, je devais visiter plusieurs appartements, ce que j’ai fait… En gardant toujours mon bonnet de laine rouge super sexy par-dessus. Quoi qu’il en soit, après cette nouvelle collaboration, je tire ma petite médaille de gloire de tout ça: après m’avoir dit plusieurs fois que j’avais une belle peau, s’être mise  me reconnaître quand elle me voyait et avoir pouffé de rire en me voyant sortir des vestiaires avec ma robe HedonyDesign, la professeure d’Elen m’appelle désormais non plus « ta modèle » mais « Florence ». Yatta!

Dans la série des bonnes nouvelles, ma jolie Mikan a enfin ouvert un début de book au bout de trois mois de travail au corps. A voir ici. Comme vous pouvez le voir, la miss a eu la gentillesse de publier quelques-unes des photos que j’ai faites d’elle dans son yukata, ce qui me flatte au plus haut point, même si je pense qu’elle ne tardera pas à se rendre compte que je suis vraiment mauvaise derrière un appareil. Et dimanche, à nouveau Elen et moi partons pour un petit périple en Belgique. Stay aware comme dirait l’autre…

Cave canem

Post express pour vous parler de ma séance, express elle aussi, avec Seth.
Il passait chez moi juste en tant qu’ami, à la base, j’ai lancé pour rire « tu me prends en photo dans ma salle de bains? », et c’est là que j’ai vu qu’il avait pris son appareil à tout hasard et pour me montrer sa nouvelle sacoche dont il était tout fier. Je suis sûre qu’il décortique cette sacoche devant toute personne qu’il croise et avec qui il parle plus de trois minutes. La plupart des gens c’est le « Bonne année », lui c’est le « Regarde ma sacoche comme elle est belle et comme je l’aime », dira-t-on. Je suppose qu’on a tous nos petites manies. Après tout je me balade bien avec des photos de tous mes corsets sur mon portable.
Bref.

Après avoir expérimenté « Louve en conditions extrêmes », chapitre 1: à moitié à poil dans la neige et chapitre 2: on n’a qu’une heure pour shooter toute la pièce et on est deux photographes, on a écrit le chapitre 3 de cette belle épopée: la baignoire d’eau BRULANTE. D’ailleurs ça se voit, au fil de l’avancée du shoot, on penserait qu’une maquilleuse timbrée s’est amusée à me rajouter couche de blush sur couche de blush.

Trêve de conneries, voilà donc ma superbe salle de bains, qui est en fait celle de mon chéri:

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Moi je l’aime. Dommage qu’elle soit tellement petite que j’aie pu observer Seth debout sur mon lavabo, les jambes fléchies en avant et l’appareil penché vers moi, ou encore Seth en équilibre avec un pied sur chaque rebord de la baignoire pour me prendre en photo… entre autres choses.

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Il est bien, Seth.

Shibari time

Petit aperçu de ma séance avec Philippe Boxis, rencontré à la nuit Démonia. Eh bien figurez-vous qu’il habite à même pas dix minutes de chez moi, et que j’ignorais même son existence avant ça. Le monde est juste minuscule.
J’ai donc passé une bonne partie de la journée à… me faire attacher un peu partout.

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Une excellente journée, j’ai même eu droit à ma première suspension, à des anecdotes sur le milieu fétichiste et à des spaghetti bolognese maison. Merci encore à Mikan pour le prêt du yukata 😉

Fetish tuesday

Hier soir, c’était soirée Démonia. Une soirée qui tombe un jeudi, donc sur mon week-end fixe, plutôt que sur mes jours de boulot? Je veux! J’étais donc sur le pied de guerre à poser le pied à Paris sur le coup de dix heures… quarante, en comptant les retards de la SNCF. Mais on ne se laisse pas abattre: qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, la Sirithil arrive toujours à bon port.

D’abord, direction Saint-Michel pour voir l’exposition de Goldensilk à la Vénus Noire. Oui, celle qui se terminait la veille, mais je savais (mettons que c’est mon petit doigt qui me l’a dit) qu’on décrocherait le tout à 16h30 ce jour-là. Mon petit doigt avait juste oublié de préciser que le bar n’ouvrait QUE le soir, à 18h. Dommage, hein? Heureusement, j’y ai aussi retrouvé Melle Cherie qui vide son dressing en ce moment et profitait de mon passage pour m’économiser les frais de port sur mes deux acquisitions: une robe en vinyle noir fermée par une fermeture éclair devant, et un joli corset à bretelles, en vinyl également, noir et bordeaux. Ce dernier point est important car on trouve surtout du noir et rouge dans le commerce, et sincèrement, c’est un peu clichouille… Enfin je compte vous faire profiter de ces deux ajouts à ma garde-robe très prochainement parce qu’ils me vont très bien. J’ai également tenté de lui racheter une ceinture blanche à gros noeud en latex mais je me suis vue éconduire d’un ferme « va crever, connasse ». En même temps ça se comprend. D’ailleurs tenez, ma jolie robe noire pour sa première sortie en tant que mienne:

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On se pose donc pour boire un chocolat/vin chaud, papoter un peu entre filles, s’échanger les derniers potins, regarder les vêtements, et qui vient nous saluer? Bosc, l’un des orgas de la Fetish Project, alors que cinq minutes auparavant on disait justement qu’on pensait aller à l’édition de février. Saint-Michel est donc officiellement un repaire de fétichistes en civil, c’est prouvé.

On se sépare, je file chez Héloïse (la créatrice de Black Norns) pour lui rendre la robe rouge qu’elle m’avait prêtée, et direction la Machine du moulin rouge. Rendez-vous était donné à quinze heures pour préparer et répéter le défilé avec des créations Clémentine Little Doll. Finalement je suis arrivée en avance et ai occupé mon temps à observer l’installation du stand photo et le début de la préparation du show Kybari, une activité enrichissante. J’ai même pu y retrouver Séverine, croisée la dernière fois que j’ai bossé avec Eric Bonzi, et la ravissante Nbpix en mode reporter ce qui m’a pas mal rassurée: j’avais un peu peur de ne me trouver qu’avec des inconnu(e)s! D’ailleurs à ce sujet, j’ai passé une excellente soirée (quoiqu’un peu longue sur la fin puisque j’ai attendu le premier train pour rentrer sur Lille) et j’ai même un shoot shibari de prévu la semaine prochaine.

Clémentine arrive avec ses créations, nous fait essayer sa lingerie (pour ma part j’ai défilé avec l’ensemble « petit rêve »), on se maquille, se coiffe (merci d’ailleurs aux deux personnes qui m’ont aidée pour ma coiffure, c’était juste adorable), on… cherche à combler les trous? En effet, sur les quatorze modèles prévues, la moitié nous a plantées là. J’ai bien suggéré qu’on se déshabille sur scène pour présenter chacune une tenue et un ensemble lingerie, mais finalement on a plus ou moins pioché dans les autres défilés pour regrossir les effectifs. Organisation de dernière minute juste comme j’aime, mais au prix de quelques efforts, on a fini par retrouver un nombre de filles suffisant. Puis c’est l’attente, le très court passage sur scène sur « I love Paris » repris par Vanessa Paradis, bien propre à l’esprit très girly et romantique de la collection. Je vous invite d’ailleurs à aller y jeter un oeil, la collection a été shootée par Andy Julia et c’est juste un régal pour les yeux. Maintenant que je suis consommatrice, je peux même vous dire que c’est très très agréable à porter.

(Et merci à Josselin pour cette photo de l’ensemble de la scène <3)

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La fin de la soirée se perd un peu dans un fouillis de discussions avec pas mal de gens, de rencontres, de tout ça. Clémentine était adorable dans sa robe cupcake, avec ses chaussures ça lui donnait des airs d’Alice au Pays des merveilles, mais en rose. Je suis tombée amoureuse du kimono en latex que portait Satina Loo, à la fois poétique et recherché. J’ai dû refuser plusieurs massages dans la soirée. Dans le vestiaire, il y a eu un débat pour savoir si c’était méchant ou gentil d’envoyer des photos à mon homme pour lui faire partager m tenue. Et puis le gros fou rire de la soirée, ç’a été Fred Kyrel insistant pour que je prenne sa carte alors que je connaissais déjà son boulot, je l’avais même déjà contacté!^^

Promis, je vous ajoute des photos dès que j’en trouve.

Tir na nOg, deuxième.

Je suis confuse. J’avais prévu de vous écrire en rentrant hier soir, et je me suis… hum… endormie.
Voici donc un aperçu de ce qu’on a fait pour ce deuxième après-midi de shoot au Tir, toujours avec la même équipe et Seth promu « accessoiriiiiiiiste » (avec tous les « i » sinon ça ne va pas).

Pour commencer, une série rigolote qui soyons honnêtes, tient plus du délire de rôliste que de la recherche artistique, avec un farfadet en porte-jarretelles en guise de barmaid:

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Comme vous pouvez le voir je me suis réapproprié la technique du drapé aléatoire en guise de tenue d’elfe. Moi j’aime bien.

Et puis, étant un peu dans la cave d’un pub irlandais avec des tonneaux partout, je me suis sentie obligée de vous sortir une petite pirate sexy.

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Je voudrais encore remercier Alan et Isa pour nous avoir si gentiment mis à disposition le bar, en espérant que les photos leur plairont 🙂

Tir na nOg, premier soir

Hop, nous voilà rentrés de notre folle virée au Tir na nOg, le pub irlandais où j’ai établi domicile à tel point qu’au début, quand je me perdais en rentrant chez moi, j’atterrissais là. Bon maintenant j’y habite depuis un moment alors ça deviendrait gravissime. Enfin quand je dis rentrés… Rentrés de la première partie, puisque demain on y retourne, Alan et Isa, les propriétaires, ayant très gentiment accepté de nous y accueillir lors des heures de fermeture. En fouillant bien ce blog vous pourrez sans doute retrouver moultes allusions à ce vieux projet. Yehaaaa!

Cet après-midi donc, l’équipe se composait de Julien Rico à la photo, de Seth au backstage et au portage de perches, d’Elen Dufresne au maquillage et de Judicaël au coefficient beau-gossitude. On peut également citer Black Norns et Volute au stylisme et A Mon Seul Désir à la parure, même si les créatrices n’étaient pas présentes. Ca en fait des crédits tout ça.

Pressés par le temps, nous débutons le shoot par une série très pin-up so rétro dans sa jolie robe rouge avec le bar principal:

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Je crois bien que j’ai été un tout petit peu stressante, avec mes « Elle est bonne? Okay c’est bon on change. » à tout bout de champ. En même temps, imaginez qu’on vous offre un buffet composé de mille merveilles et que vous n’ayez que très peu de temps pour goûter à toutes, et vous comprendrez mon attitude un peu directive. Mais ça en valait la peine, non?

Puis, la toute première série réalisée avec ma robe Volute, mais si, vous savez, celle inspirée de l’illustration de Victoria Francés. Beaucoup plus gothique dans l’idée (en même temps Victoria Francés quoi…), plus mélancolique, plus tout ça… Oups, mes vieilles tendances un peu sombres ressortent. Je suis bien incapable de choisir entre les deux clichés que Julien a retouchés en direct de mon chez-moi, alors je vous mets les deux:

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Un détail qui me ravit sur la première, c’est l’ombre de la boucle d’oreille qui fait comme une larme. J’aime j’aime j’aime.

Ce que j’aurai retenu de cette journée, c’est que c’est ça qu’il manque à mon book, en fin de compte: un fer à friser.

Bonne nuit et à… Demain? :p

So sweet, so vintage.

Hier, c’était journée de shoot secret dans l’hôtel secret. Vous savez, celui dont j’ai dû vous mentionner vaguement l’existence en passant mais en m’étalant le moins possible (sauf si votre prénom commence par N, J ou M-A mais ça ne concerne qu’une minorité de personnes). Eh bien c’est un hôtel situé dans un touuuuuut petit village, charmant à tendance médiévalo-campagnarde par-dessus le marché, où tout le monde connaît tout le monde. Et j’ai la chance d’y avoir une amie, donc une relation avec tous les autres.

Eva donc, Absintronique pour les relations publiques, m’avait proposé l’endroit il y a un moment déjà. Je dois dire que ce fichu hôtel est juste magique, chaque chambre revêt une ambiance différente. Par contrainte de temps, on a choisi d’exploiter ce qu’on pouvait le mieux développer, à savoir de la jolie pin-up vintage. La propriétaire de l’endroit, adorable, nous a laissé une chambre comme quartier général sur toute la journée, utiliser celle que nous avions choisie pour les photos durant le laps de temps entre le moment où les chambres sont faites et où les clients arrivent, et tout le reste de l’hôtel le reste du temps. Et plus touchant encore, elle m’a dit que j’étais jolie. Je deviens sensible aux compliments ces temps-ci, ce n’est pas bon du tout. Certainement ma traditionnelle déprime de novembre, ne faites pas attention.

J’ai donc importé Julien Rico pour une semaine afin de shooter la merveille et quelques autres. Pourquoi lui? C’est simple, je n’ai quasiment trouvé personne d’intéressé dans la région (et je passe gentiment sur la nana qui voulait que je la paie pour la faire profiter du cadre, du chauffeur, de la maquilleuse et des différents stylismes…), et réflexion faite je me suis dit qu’il valait mieux prendre quelqu’un avec qui la collaboration est rôdée, avec qui je sais que ça fonctionne bien, parce que dans des conditions comme celles-là on évite de se louper. Petit aperçu:

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Sans vouloir la jouer Interflora, je crois que c’est bon. Je lui ai fait retoucher quelques photos hier soir en rentrant sur mon PC, et, ma foi, je suis très très contente. Sur la photo je porte le proto Volute dont je n’arrête pas de vous dire du bien et des bas Les Nylons d’Oliv, ainsi que le collier Lenelaï offert par chéri pendant que je regardais ailleurs. Combo gagnant, je vous le dis. Mais on a aussi shooté la jolie robe Black Norns visible sur l’article précédent et un joli corset qu’on m’a offert pour noël, et… d’autres choses encore. Sans compter que la journée fut excellente. Je crois même avoir choqué une ou deux clientes en disant à haute voix: « Ca, ça ressemble à un porte-jarretelles » en fouillant un peu ma valise, sourire.

Bon je vous laisse, on a une jolie fille qui arrive demain aux aurores pour que je la coach et je dois encore préparer mes sacs de fringues pour les stylismes de l’après-midi.
A très vite pour de nouvelles aventures!