Tipeee

Parmi les livres qu’on m’enjoint très régulièrement de lire, il y a The art of asking d’Amanda Palmer. Je viens d’ailleurs de le commander après un an à dire « C’est vrai, il faudrait que je le lise », il y a donc une progression indéniable.

Bref.

Certains d’entre vous, gens qui lisent mon blog et suivent mon travail, m’ont suggéré de recourir au mécénat pour m’aider à financer mes projets. Sur une base régulière. Avec insistance. Comme je considère que l’entêtement est ma plus grande qualité, ça a pris du temps, mais j’ai fini par céder et me créer une page sur Tipeee, où je soutenais de toute façon déjà des projets.

Et du coup, je pose ça là.

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Land of ice and fire

C’est toujours un peu compliqué de me faire prendre des photos en voyage. J’ai tendance à vouloir profiter du moment et à ne pas avoir envie de penser à sortir mon appareil photo. Normalement je vous écris quand même en cours de route, mais là j’étais carrément partie sans ordinateur.

Alors, voilà. Sans filtre et sans aide à l’interprétation. Deux semaines en Islande. On a voyagé. on a fait du stop. On a été mouillés. On a bu du thé. Ça été la guérilla, même si on était plutôt Gong Fu Cha, parce qu’après tout pourquoi est-ce qu’on se limiterait au Japon ? On avait de quoi jongler avec le feu, alors mon compagnon de route l’a fait à un festival au milieu des fjords de l’ouest.

C’étaient des moments forts. La plupart étaient beaux, les autres le sont devenus entre-temps.

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Ma réussite, c’est d’être leur échec.

Vous savez quand je suis partie pour l’Islande il y a deux semaines, j’ai dit que je partais without expectations. Eh bien, c’était un mensonge. J’ai pris la route de l’aéroport sans vrai plan, mais certainement pas sans attentes.

Je croyais certainement, confusément, quelque part dans un coin de ma tête, que je me confronterais aux mêmes challenges qu’aux États-Unis, et que, puisque je les avais surmontés une fois, je les surmonterais encore. Que ce voyage, sur ces terres dont je rêvais depuis dix ans, me confirmerait ce que je savais déjà. C’était parfaitement vrai en un sens, et aussi parfaitement idiot.

Comme si l’univers allait se contenter de ce niveau d’avancement.

Quelque part en chemin, la vie m’avait mise en difficulté de sorte que je pense devoir refaire la route que j’avais déjà faite. J’étais allée jusqu’à demander à des amis de me rappeler ce qu’était cette route, car je ne m’en souvenais sincèrement plus. Mon idiotie dans tout ça ç’a été de croire que l’objectif était de ne pas perdre mes avancées. Alors que le but était de continuer, coûte que coûte, mètre par mètre s’il le fallait.

Je croyais que ce voyage ressemblerait à une chanson de Summoning de bout en bout avec de temps en temps des pics d’Ensiferum. Je croyais tellement savoir à quoi m’attendre que j’ai été presque frustrée quand le pays de mes rêves m’a, obstinément, refusé l’adrénaline et les confirmations que je lui demandais. C’était comme s’il me disait : Vraiment, Florence ? Tu crois que je vais te laisser te contenter de tes acquis ? Tu crois que toi, tu vas t’en contenter ? Hahaha.

En fait le vrai challenge n’avait rien à voir avec la faculté à me débrouiller seule, puisque de fait je n’étais pas seule, et que ça, c’était bien plus effrayant que la perspective de n’importe quelle nuit dans un désert, fût-il glacé, ou de devoir m’adresser à des inconnus que par ailleurs je n’aurais probablement jamais à revoir. Oh, l’univers savait où m’attendre et comment me pousser dans mes retranchements, aucun doute là-dessus. Et il ne s’en est pas privé.

Et, qu’il l’aie fait, je trouve ça délicieux. C’est finalement encore plus valorisant quand le maître ne prend même pas la peine de nous tester sur les choses sur lesquelles nous avons des doutes, et nous envoie plus loin, plus vite, dans davantage de directions. Tout ça m’a rendue extrêmement reconnaissante à énormément de niveaux.

Est-ce que vous savez ce qui se passe quand un renard essaie d’apprivoiser un autre renard ?

Je vous raconterai.

Mais, pendant ce voyage, il s’est passé autre chose. Mon compagnon de route m’a interrogée sur ma famille, alors je lui ai raconté. Et, à un moment, alors que j’étais en train de lui raconter, il était si désolé pour moi qu’il m’a prise dans ses bras. Et j’ai eu envie de rire, parce qu’il n’avait pas entendu le quart de ce qui aurait pu lui faire ressentir cette compassion. Et j’étais contente pour lui, parce que ça disait assez que j’avais traversé des choses que lui n’aurait jamais à connaître.

Ensuite il m’a dit qu’il était admiratif que je sois devenue la personne que j’étais malgré tout ça. Et j’ai répondu que je pensais, moi aussi, que c’était assez chouette. Et puis j’ai réalisé combien c’était vrai. Combien, quelles que soient les épreuves, quel que soit mon état de fatigue morale ou physique ou mon envie d’abandonner ou d’envoyer valser tout et tout le monde…, je pensais sincèrement ça.

Je suis capable d’écrire un livre puis de prétendre ensuite que ce n’est rien et que n’importe qui peut le faire, de lire un livre qui traite d’une de mes spécificités en particulier et de revenir en disant « Non, mais je ne suis pas comme ça », d’entendre des gens me dire qu’ils tiennent à moi et de leur répondre que non, mais jamais, quelles que soient les insécurités qui me restent, je n’ai été dépossédée de cette réussite-là. C’est le point précis où ma fierté a toujours été plus forte que mes peurs.

Ma famille me voit, et m’a toujours vue, comme son plus grand échec. Et ce n’est pas seulement ok. C’est magnifique.

C’est beau comme une petite fille qu’on a voulue vraiment fort pour pouvoir jouer à la poupée, mais qui passe son temps à grimper aux arbres. C’est beau comme une enfant à qui on a passé dix ans à répéter de ne pas essayer d’écrire parce qu’ »on ne peut pas être douée en tout », et qui arrive à employer le terme autrice sans trembler des genoux. Comme un petit être humain élevé dans la peur de son prochain mais qui part n’importe où sans plans et sans argent. Comme quelqu’un qu’on a essayé d’imprégner de morale judéo-chrétienne et qui s’avère modèle photo et polyamoureuse, et qui assume tout ça.

Et vous savez quand on dit que nos parents essaient de nous inculquer des peurs et des conditionnements parce qu’ils pensent que c’est mieux pour nous ? Que c’est pour notre bien ? Eh bien, ils ont tort. Ils ont juste… tort. Et chaque pas que j’ai fait et qui me rapprochait de qui j’étais vraiment, de qui je voulais être, me faisait découvrir un nouvel insecte posé là par on savait qui, et dont je n’avais pris conscience de la présence qu’en m’en débarrassant.

Je sais que quelque part il y a une mère inquiète qui ne sait pas ce que je fais de ma vie et qui serait tellement plus sereine si j’avais un travail de bureau ennuyeux, un CDI et un fiancé, et pourquoi pas aussi un labrador et un prêt pour acheter une maison en cours. Mais je sais aussi que cette vie-là me tuerait. Et je sais que je ne suis pas d’accord pour légitimer tout ce qui a été fait pour essayer de faire en sorte que je devienne cette personne-là avec un simple « ils croyaient bien faire ». Ça ne me suffit pas. Mal faire en croyant bien faire, c’est toujours mal faire.

Je ne suis pas en colère. Je vois des efforts. Infructueux, mais je les vois. Je sais que je ne serai jamais comprise, et à vrai dire je n’en ai plus envie. Simplement, le fait de penser que je ne serais pas aussi forte si je n’avais pas eu à traverser tout ça ne suffit pas à me donner envie de remercier, parce que je ressens aussi et surtout la perte de temps que ça m’a occasionné.

Malgré tout, chaque chose chez moi qui est ressentie comme un échec d’éducation par ces gens-là est d’abord et avant tout une source de fierté chez moi. Je vis chacun de ces prétendus échecs comme le développement d’une nouvelle compétence, et je ne compte pas m’arrêter là.

Parce que c’est moi qui choisis quels regards je veux chercher, et si je veux chercher à en avoir sur moi. C’est à moi de décider quelle rime apporter à ce prodigieux spectacle.

Je suis ravie de ne pas avoir peur de la précarité. Je suis ravie de ne pas avoir peur de me faire agresser. Je suis ravie de ne pas être convaincue que, si ça m’arrive, ce sera ma faute. Je suis ravie de ne pas être persuadée que si des gens dorment dans la rue, c’est parce qu’ils n’ont pas bien travaillé à l’école. Je suis ravie d’être suffisamment stupide pour partir à l’aventure sans plans et pour aller à la rencontre de parfaits inconnus et connecter avec eux. Je suis ravie d’être cette personne perclue de peurs irrationnelles pour le reste du monde, mais qui travaille à s’en défaire, et surtout je suis ravie d’être à même de composer sans la plupart des peurs considérées comme normales. Je suis même ravie d’être obstinée jusqu’à l’absolutisme par moments, parce que je crois que c’est ce qui m’a fait survivre.

Alors, à cette petite fille crasseuse qui se cachait – ironiquement d’ailleurs – dans l’étable à moutons ou en haut d’un arbre pour lire tranquillement, et à celle qui préparait ses propres peintures de guerre à l’aide des mûres trouvées dans un champ de bunkers, j’ai envie de dire bravo, et merci.

Merci, parce que je ne sais pas comment j’existe, mais j’en suis reconnaissante. Bravo, parce que si aujourd’hui j’écrivais un personnage avec ton passé… il ne tournerait pas bien. Pas bien du tout.

Et à ceux qui les ont placés là : j’ai commencé sans m’en rendre compte, mais sachez que je me ferai fort de continuer à briser ces murs, un à un.

Rien de tout ça n’a vraiment de sens mais je n’ai jamais été aussi consciente de mon bonheur d’être considérée comme un échec. Et j’avais envie de partager ça, parce que peut-être que là-dehors, des gens luttent pour une reconnaissance à laquelle de toute façon ils n’aspirent pas, et peut-être aussi que ces personnes ont besoin d’entendre qu’elles ne sont pas seules.

Et aussi j’avais quelques photos d’Islande. Il y en aura d’autres, bien que j’aie surtout fait de la vidéo.

Et je vous raconterai, pour les renards.

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PS : Il y a quelques semaines, j’ai découvert Epistory. C’est un jeu disponible sur Steam. On y incarne la muse d’un écrivain juchée sur un renard dans un monde tout en origami, et on se débarrasse de ses démons intérieurs en écrivant leurs noms. La DA est parfaite, le développement vient d’un studio indépendant, le storytelling est une métaphore parfaite de la création artistique, et sérieusement, le tout est une preuve en soi que oui, le jeu vidéo est un art. Et, oui, vous pouvez le passer en français. Si vous hésitez encore, j’attire votre attention sur le fait que c’est la première fois que j’ouvre un jeu depuis un an et demi et que j’ai même dépensé de l’argent pour ça.

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Óðinn Yngvason

Je mets son nom parce que je trouve que c’est le nom le plus cool de la terre, mais son travail, vous le trouverez là, sur Instagram.

Je me suis envolée pour l’Islande, et les trois premiers visages que j’ai vus en passant les portes à sens unique de l’aéroport, ce sont lui, mon ami Stephen, de chez Immodestea, et Liz, aka Evyenia, que j’avais rencontrée tout juste quelques semaines plus tôt à Berlin.

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Oðinn nous offrait l’hospitalité pour ma première nuit là-bas, et non content de cela, il nous a emmenés tous les trois, pour mes premiers pas sur les terres du nord, en shooting photo le lendemain.

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Alors, mes premiers pas se sont fait dans la mer, comme un besoin prégnant de saluer l’eau, encore et toujours. Mais, très vite, je suis retournée parmi les rocs moussus et sur le sable noir, et Liz m’y a rejointe.

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Je me rappelle d’un moment, en transition dans la voiture, où la réalité de ce qui se passait m’a frappée de plein fouet : j’étais en train de poser en Islande, un pays dont j’avais rêvé pendant… des années en fait. Je ne me rappelle pas vraiment à partir de quand, mais de fait, des années.

Le sentiment m’a traversée, magnifique, d’être enfin arrivée à la bonne place. Bien sûr, la vie a démontré depuis qu’il s’agissait de la bonne place avant la prochaine bonne place. Mais ceci est une autre histoire…

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+Vicious+

J’étais très heureuse, il y a quelques mois, d’avoir l’occasion de donner un coup de patte à Ludovic Winterstan en figurant dans sa dernière vidéo. J’aime l’homme, j’aime sa marque, j’ai son esprit, j’aime sa créativité, j’aime ses valeurs, et ça depuis des années.

J’ai été encore plus contente quand je suis arrivée sur le plateau et qu’il a expliqué de quoi parlait sa vidéo, à savoir : la place des femmes dans le milieu de la mode.

C’est brillant. Je vous laisse découvrir.

Ludovic Winterstan : + VICIOUS + from Bastien Sablé on Vimeo.

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Le bon chemin

Je tends vers l’absolu. En tout, mon premier réflexe va être d’aller jusqu’au bout, au plus fort, au plus loin, au plus radical. On me dit que suis excessive, et même si j’ai arrêté de me complaire dans le goût de l’absolu (*) tel que défini par Aragon il y a un moment, je trouve encore que tout ce qu’il y a d’aimable et de fou en moi peut se retrouver dans des histoires de cascades et d’inondations.

Comme un peu tous les êtres humains je pense, je suis séduite par l’idée d’avoir une ligne de conduite qui fonctionne sur toutes les situations. D’avoir la solution pour trouver à coup sûr comment agir de façon à continuer à grandir d’une façon qui, éthiquement, me convienne.

J’ai trouvé une partie de ma solution avec ce que j’appelle la vulnérabilité radicale. Speak the truth, say it straight, simple and with a smile, comme me l’a intimé mon thé il y a quelques jours. Le principe, c’est une transparence absolue associée à des notions de communication non violente, et il faut bien admettre que cette transparence évite bien des problèmes, et est un bon outil pour choisir les personnes avec qui construire notre chemin.

Harcèlement.

Une publication partagée par L’art de la pose (@lartdelapose) le

Souvent, quand on a été honnête avec autrui, et au passage avec soi-même, le chemin s’éclaire de lui-même : avoir posé des mots sur nos ressentis rend nos aspirations plus explicites. Ainsi, si je suis capable, il y a quelques années, d’admettre un sentiment de jalousie et d’insuffisance personnelle diffuses lorsque j’entends parler de personnes qui, ayant mon âge, sont comédiennes, il semble évident que la réponse est que, peut-être, je devrais m’autoriser à jouer et cesser de trouver des excuses pour ne pas prendre le risque de démarrer.

Seulement, parfois la réponse n’est pas aussi simple. Parfois, grandir ne passe pas par le fait de prendre le monde par les cornes et de soumettre la circonstance. Parfois on apprend davantage en admettant que tout ne peut pas être contrôlé.

Mais à partir de quand la bascule se fait-elle ?

À quel moment se battre devient-il simplement se débattre en refusant l’altérité du monde ? À quel moment l’acceptation et la sérénité deviennent-elles de la passivité ?

Si je suis dans une situation qui me cause de la souffrance, comment savoir si j’ai besoin d’y rester pour apprendre comment la surmonter, parce que cette souffrance me dit des choses sur moi que je peux travailler, ou s’il faut au contraire la fuir parce qu’elle est abusive ?

Si l’un de mes projets ne fonctionne pas, l’univers est-il en train de me dire « acharne-toi », « change de stratégie » ou « ce projet n’est pas celui qui est important pour toi en ce moment » ?

Alors, pour sortir de ce doute, on est obligés de faire cet exercice inconfortable qui consiste à se demander vraiment ce que l’on veut.

C’est inconfortable parce que la société dans laquelle nous évoluons ne nous a pas habitués à avoir des aspirations personnelles qui sortent du cadre de ce qu’elle a défini comme bon. Elle est une machine à formater, non à faire s’accomplir chacun dans son individualité. Et ça se comprend, en un sens : comment obtenir le calme si chacun poursuit une aspiration différente ?

Mais peut-être que ce calme-là n’est pas celui qu’il nous faut.

Peut-être que ça ne l’a jamais été. Peut-être que ce calme est celui de la mort, là où la vie tend vers la pousse, le développement, la diversité, les cycles.

Quand je me pose la question Qu’est-ce que je veux ?, je m’autorise, pour un instant, à exister en dehors des cadres qu’on a construits pour moi. Et c’est terrifiant parce qu’une fois que j’ai compris dans quelle direction je voulais pousser, le fait d’y aller ou non relève uniquement de ma responsabilité.

Une fois qu’on a défini vers où on veut aller, et quel chemin mène vers là tandis que l’autre nous fait régresser, la décision n’est plus de se battre ou d’accepter, mais de grandir ou de reculer, quel que soit le chemin qui mène à quoi.

Et, quelles que soient les choses que j’ai besoin de surmonter (de l’affrontement ou au contraire le fait de laisser passer les choses sur moi) pour grandir, dès lors que je décide de ne pas m’y confronter, je choisis en fait de ne pas grandir. Je choisis le confort de l’échec annoncé. Je choisis les « Je l’avais bien dit » au lieu des « Wow, je ne pensais pas que ce chemin me mènerait aussi loin ».

Quel chemin voulons-nous prendre ?

(*) Pour la culture : Celui qui a le goût de l’absolu peut le savoir ou l’ignorer, être porté par lui à la tête des peuples, au front des armées, ou en être paralysé dans la vie ordinaire, et réduit à un négativisme de quartier ; celui qui a le goût de l’absolu peut être un innocent, un fou, un ambitieux ou un pédant, mais il ne peut pas être heureux. De ce qui ferait son bonheur, il exige toujours davantage. Il détruit par une rage tournée sur elle-même ce qui serait son contentement. Il est dépourvu de la plus légère aptitude au bonheur. J’ajouterai qu’il se complaît dans ce qui le consume. Qu’il confond sa disgrâce avec je ne sais quelle idée de la dignité, de la grandeur, de la morale, suivant le tour de son esprit, son éducation, les mœurs de son milieu.Aurélien, Louis Aragon.

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Berlin

Vous savez ces moments où deux personnes se rencontrent, travaillent ensemble, s’entendent bien, se disent qu’elles recommenceraient bien, s’avèrent surbookées toutes les deux, et finissent par se retrouver complètement ailleurs que dans leurs villes respectives ?

C’est un peu ce qui nous est arrivé, avec Oyc.

Du coup, j’ai découvert Berlin.

Et rencontré la charmante Evyenia, qui pose avec moi sur cette image.

Et on est allés manger dans un squat artistique berlinois qui date à peu près de la chute du Mur. Ceci n’ayant rien à voir avec cela, mais ce souvenir est une source de joie incommensurable.

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The Synoptophore Files #3 – Upcoming Eureka
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Paris, France | "L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité." Oscar Wilde