Geek Faeries 2019

Comme l’an dernier, les têtes blondes (non) du Vrac m’ont convaincue d’aller me compromettre au milieu des épées en mousse et des autres créateurs, et force est de constater que j’en redemande.

Photo : Bulle
Photo : Bulle

Comme l’an dernier aussi, nos voisins de stand m’ont permis de me faufiler dans la projection du samedi soir, mais contrairement à l’an dernier, j’avais préparé à l’avance un teaser de la saison 2 de Sans Vouloir vous Déranger :

Time Warp – Teaser

En août, j’ai joué dans Time Warp, la web-série de science-fiction de La Prof. Time Warp c’est drôle, c’est fait par des gens bien de part et d’autre de la caméra, et ça explose ton test de Bechdel.

Que demander de plus à part un teaser qui casse des genoux et des plans que je ne me rappelle pas avoir tournés parce qu’on m’avait fait passer en hyperglycémie ? (« Une date de sortie ? ») Chut.

Minsk ne croit pas à la jalousie

« 2025. La possessivité amoureuse a disparu, mais pas le capitalisme », ça sonne un peu comme si j’avais deux marottes, ce qui n’est pas tout à fait faux, mais en vérité, si quand notre prof Igor nous a demandé de préparer des parodies de publicités – oui, ce que vous vous apprêtez à voir est un film étudiant – j’ai tout de suite pensé à faire un truc sur le polyamour, il est apparu assez vite à l’écriture que ça ne parlait ni de polyamour ni de jalousie, cette chose-là, mais de la façon dont la culture qui nous environne influe sur notre façon d’envisager la vie.

Et aussi de coupes budgétaires parce que sinon, soyons honnêtes, je ne vois pas pourquoi les membres de l’agence de pub se retrouveraient à jouer – DEUX rôles, pour certaines – dans leur propre production.

Voilà, ce n’est ni parfait ni incroyable, mais ça existe, ça m’a fait rire et les choses qui existent ont le droit d’être montrées.

Ce dont moi, tout ça me donne envie de parler, c’est à quel point j’aime ça – faire des projets un peu en marge, quand les gens acceptent d’être un peu fous avec moi. Me retenir de citer Lordon quand je leur demande un peu de leur puissance d’agir. Être centrée, en fait, alignée – même au milieu du rush parce qu’on n’a qu’une heure pour tourner la scène et que tout le monde est sous l’eau en permanence, même quand je fusionne des plans parce qu’il faut, mais être là à faire un truc et à expérimenter. Et c’est ça le truc – je crois que c’est dans les marges que je m’autorise le mieux à exister et à expérimenter.

Je ne sais pas. Je pense que ce n’est pas forcément grave. Ça m’a fait les aimer, et j’aime ça, aimer les gens.

Deirdre – Le dernier post-it

Vous savez ? Celui que vous arrachez comme un pansement. Vous n’y croyiez presque plus, et le jour où vous le retirez vous découvrez comme votre peau (ou le bois de votre meuble) a changé dessous, et surtout vous découvrez l’espace libre qui se libère dans votre cerveau et une tension que vous aviez cessé de remarquer se libère d’un coup.

Ceci est le dernier épisode tourné de la série Paradoxal, il s’appelle Deirdre, il introduit des actrices dont c’était le premier tournage, et c’était important de le sortir, ne serait-ce que pour cette raison.

Clichés de femmes

Donc, je serais bien allée au salon du livre cette année, mais j’étais occupée ailleurs. Cependant Julie de Waroquier m’y a tout de même un peu emmenée, en choisissant une image issue d’une de nos rencontres comme couverture de son dernier livre.

Ça s’appelle « Clichés de femmes », et ça illustre de ses photographies, dont beaucoup d’inédites, des citations de philosophes… sexistes. Les citations, et sans doute aussi les philosophes.

On y trouve donc pêle-mêle un grand nombre de raisons – philosophie, féminisme, photos, Julie – qui me donnent très envie de rappliquer pour le lire sans attendre, et si vous êtes comme moi, vous pouvez essayer de le trouver en librairie ou sur le site de l’éditeur.