Time Warp, S2E01 : Moi aussi, j’adore Louis XVI !

Comme promis un peu plus tôt, voici le premier épisode de la seconde saison de Time Warp, la websérie pas très très histo qui explose le test de Bechdel et le laisse sanguignolant dans un caniveau :

Et, pour celleux qui auraient vu la saison 1 mais un peu oublié, la vidéo récapitulative :

Time Warp Saison 2

L’été dernier, j’ai joué dans la saison 2 de Time Warp, la web-série écrite par la Prof des Chroniques de prof, qui m’avait déjà fait confiance en saison 1. Comme la plupart des saisons 2 de websérie, cette phase du projet a gagné en ambition, en temps (de travail et d’épisodes), en nombre de personnages. En tout, quoi. J’étais vraiment heureuxe en lisant le script, et encore plus de retrouver l’ambiance des plateaux de tournages.

C’est ainsi que j’ai renoué avec la Cyberhistorienne, qui porte maintenant un prénom, Ava, ainsi qu’Astrid la pirate et… un nouveau personnage tout de Temps d’Élégance vêtu.

Par un hasard absolu, l’épisode 1 sortira le 21 septembre, comme vous l’indique cette bande-annonce. Alors à bientôt !

Auteurice

Je me suis dit, c’est drôle. En tant qu’ex-modèle photo, on aurait pu penser que l’habitude de confier mon image, au moins partiellement, au regard d’Autrui, était gravée dans mes instincts. Ou, qu’en tant que photographe, je me sentirais plus à l’aise si je réalisais moi-même ces images. Coline, elle, pense que mon problème c’est l’inverse, que je sais trop poser et que c’est ça qui me fragilise.

Mais non. Pour mes photos d’autrice, il me fallait un cocon plus réconfortant que ça. Il me fallait de la confiance qui s’étende au-delà de l’acte photographique. Je crois que je suis un peu capricieuxe, capricieuxe dans ce contexte signifiant que je sais ce que je veux, ce qui me met à l’aise, et que j’ai bien l’intention de l’obtenir.

Bref. J’ai demandé à Coline Sentenac de s’occuper de mes portraits une fois de plus, et je suis heureuxes de ces visages sans artifices qui sont tous résolument les miens.

Même si je genre tout et surtout moi au neutre depuis un moment, je continue à me dire autrice, et non auteurice. Peut-être parce que je me suis trop battu·e pour l’usage du premier, sûrement parce que quelle que soit la façon dont mon genre et son expression évolueront, je ne serai jamais auteur et je ne le désire pas. Je ne connaîtrai jamais ce sentiment d’objectivité fondamentale (et fallacieuse), de légitimité si évidente qu’elle devient une violence pour tous les autres. Et je trouve ça bien, je pense que ça me rend meilleur·e, et mes textes avec.

Il y en a beaucoup qui sommeillent sous forme de manuscrits (finis ou non), de scénarios, de simples idées parfois. J’attends, maintenant, je ne ressens plus le besoin de sortir une chose par mois sans quoi nous cesserons d’exister. Mais tout de même, je crois que j’ai hâte qu’ils voient le jour une seconde fois, en rencontrant un public plus large que mes ami·e·s proches, quand ils seront prêts.

Urgence afghanes

Il y a un an, le 15 août 2021, les talibans prenaient Kaboul et le pouvoir dans tout l’Afghanistan. Depuis, il y a eu trop peu d’aide, d’avions et de visa pour les opposant·e·s au régime. Mais iels continuent de lutter, ici et là-bas, bien qu’en danger de mort.

C’est pour les soutenir et interpeller de nouveau le gouvernement sur la situation que ce rassemblement a eu lieu place de la République.

Tea, Hide and Seek

Dans le cadre d’une formation, j’ai écrit mon premier jeu narratif. C’est une sorte de livre dont vous êtes le héros, mais sans livre et vous essayez d’échapper à la police biélorusse en vous cachant dans un salon de thé. Ensuite, je me suis un peu emporté.e et ai demandé à Naïlys d’illustrer le jeu jusqu’à ce qu’il existe.

Et il existe. On peut y jouer sur itch.io. Vous noterez qu’une option vous permet de faire un don et d’ainsi nous soutenir, mais si vous n’en avez pas les moyens (ou l’envie), rien ne vous y oblige.

Aussi : un camarade de cette même formation m’a fait le plaisir d’écrire une petite nouvelle basée sur l’un des personnages du jeu ! Si vous comptez jouer, il vaut mieux ne la lire qu’ensuite, mais la voici !

Poems for the Ride

Je réalise avec effarement que je n’ai pas posté sur ce blog depuis décembre. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir aligné les milliers de mots, c’est juste difficile de partager avec régularité quand la plupart de nos projets sont au long cours. Cela semble être un problème récurrent pour moi, et on ne peut qu’espérer que cela signifie avoir bientôt beaucoup de belles et grandes choses dont parler.

En attendant, j’aimerais vous parler du projet d’anthologie poétique mis en place par Angel Rosen, et imprimé et distribué par Coin-Operated Press : l’appel à textes, ciblé sur une communauté de patrons d’Amanda Palmer, portait sur des sujets très divers tels que la maternité, la dépression, le post-partum, le deuil… et des voix encore plus diverses. Mon poème The Departure, que j’ai partagé aux lecteurices payant·e·s de Hold My Tea mais qui ne figurait pas dans Evidence Room par exemple, y figurera. En tout cas, vous pouvez pré-commander un exemplaire ici si, comme moi, vous avez envie d’en lire davantage.